Charley Davidson, T1 — Darynda Jones

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

Saga : Charley Davidson, Tome 1
Titre français : Première tombe sur la droite
Titre original : First grave on the right
Auteur : Darynda JONES
Date de Parution : 13 Juillet 2012
Éditeur : Milady
Nombre de Pages : 416
Prix : 8,20 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Vous savez, ces mauvaises choses qui arrivent aux gens bien ? C’est moi.
Mon nom c’est Charley et je suis la Faucheuse. Les morts, je connais : j’en vois depuis que je suis née. Des fois, je les aide à faire des trucs du genre laisser un mot à leurs proches ou traquer leur assassin.. Ça tombe bien parce que je suis aussi détective privée ! Pratique, non ? Ce qui l’est moins, c’est que les gens autour du moi ont du mal à y croire. Comme Swopes, l’agent avec qui je bosse : je voudrais qu’il me lâche un peu la grappe.
Cela dit, je pourrais le gérer si je n’avais pas d’autres chats à fouetter… comme ce bel inconnu qui vient me rendre visite toutes les nuits dans des rêves torrides et dont j’aimerais bien découvrir l’identité…

⌧ CHRONIQUE ⌧

J’ai découvert ce livre via un billet « On my Wishlist » un mois environ avant sa sortie et il a aussitôt rejoint la mienne. Je n’ai pas résisté à l’envie de me ruer dessus à sa sortie le 13 juillet malgré un budget assez serré, mais je ne l’ai pas regretté une seule seconde ! Mes premiers pas en terres bit-lit se soldent en effet par un véritable coup de cœur et je trouve la petit dédicace de J. R. Ward particulièrement adaptée à ce que j’ai pu ressentir au fil de cette lecture.

En 2009, Darynda Jones a remporté le Golden Heart® du meilleur roman de paranormal romance pour son manuscrit « Première tombe sur la droite ». Darynda n’arrive pas à se rappeler d’une époque où elle n’était pas occupée à coucher des mots sur le papier. Elle vit au Pays de l’Enchantement, qu’on appelle aussi le Nouveau-Mexique, avec son mari, qu’elle a épousé voilà plus de vingt-cinq ans, et leurs deux magnifiques garçons, alias les Mighty Mighty Jones Boys.

(Présentation de l’éditeur français Milady)

Alors oui, ce n’est pas de la grande littérature dans le sens où on ne trouve quasiment pas de descriptions des lieux, que la syntaxe et le vocabulaire sont simples, mais j’ai été happée dans ma lecture dès les premières pages. Je ne connais rien du Nouveau-Mexique et pourtant je m’y serais crue. La plume de Darynda Jones est fluide et agréable, et on sent qu’elle s’est beaucoup appliquée à donner vie à des personnages aussi touchants qu’étonnants. Elle nous offre une vision claire de leur apparence, dévoile petit à petit les secrets de leur passé. Nous sommes loin de la traditionnelle dichotomie « Bien Vs Mal », chaque personnage possède sa part d’ombre et de lumière, ils sont forts et fragiles à la fois et j’ai trouvé leurs interventions très pertinentes, même pour les rôles secondaires. Darynda Jones distille avec parcimonie les tourments de l’âme de ses deux héros, nous forçant à tourner les pages de plus en plus vite dans notre soif d’en savoir plus. J’avais un peu peur en attaquant ma lecture, justement de par mon manque d’expérience en matière de bit-lit et mon côté assez réfractaire aux enquêtes policières, mais Charley est tellement plus qu’une simple détective privée !

C’est une jeune femme au fort caractère et aux répliques cinglantes. Elle prône ses problèmes d’attention et son impulsivité. Les petites citations en début de chapitre m’ont souvent fait sourire, ce n’est ni poétique ni philosophique, mais je les ai trouvées particulièrement adaptées à l’ambiance de ce 1er tome et au caractère de l’héroïne. Elle est jolie, amusante, sarcastique et pleine de ressources… mais cela ne l’empêche pas de se faire régulièrement « botter les fesses », comme elle-même le dit si bien ! J’ai beaucoup apprécié cela, elle n’est pas invulnérable en dépit de ses pouvoirs de Faucheuse : elle a ses propres fragilités, psychologiques comme physiques, et cela en fait une héroïne aussi humaine qu’attachante.

Quant à Reyes… Je crois bien que c’est la première fois qu’un personnage masculin éveille autant de sentiments en moi. Dès le premier chapitre, il apparaît sous la forme d’une entité mystérieuse dans les rêves de Charley qui prennent alors vite une tournure… érotique. Le beau mâle ténébreux, le bad boy invétéré, l’amant d’une vie, il m’a d’emblée séduite et c’était assez frustrant de se voir menée par le bout du nez par l’auteure pour en apprendre plus à son sujet. Est-il mort ? Vivant ? Humain ? Surnaturel ? Pourquoi avoir choisi de « hanter » Charley comme il le fait depuis un mois ? Difficile à dire… Les détails se suivent petit à petit et brouillent régulièrement les pistes, si bien qu’on a du mal à se faire une réelle idée. Mais avant même de découvrir sa véritable nature, comment rester insensible en apprenant le lien passé qui l’unit à Charley et le calvaire qu’il a vécu avant de la rencontrer pour la première fois ? L’histoire de ce personnage m’a bouleversée autant que son physique m’a renversée.

On retrouve également Cookie, l’une des voisines de Charley, une mère célibataire un peu paumée qui vit les (més)aventures de son amie par procuration. L’oncle Bob qui semble encore plus attaché à sa nièce que ne l’est son père, Garrett Swopes dont le physique n’est pas sans rappeler celui de Jesse Williams (connu pour son rôle de Jackson Avery dans Grey’s Anatomy), qui ne peut s’empêcher d’allumer Charley mais qui a énormément de difficultés à accepter ses facultés qui font pourtant partie intégrante de sa personne. Il y a aussi les 3 fameux avocats assassinés dont l’enquête constitue une partie de l’intrigue et l’inoubliable fantôme squatteur de salon.

Darynda Jones jongle habilement avec les deux facettes de son intrigue : la 1ère nous permet de découvrir pleinement le monde de son héroïne à travers ses déboires avec des collègues qui préfèrent la croire folle que d’avouer que ses pouvoirs puissent être réels, des pouvoirs qu’elle n’a pourtant pas demandés et qui lui ont passablement pourri la vie depuis sa plus tendre enfance. Pourtant, Charley reste fraîche et ne tombe pas dans l’amertume. Elle manque de stabilité mais a conscience des responsabilités inhérentes à son rôle de « portail ». Elle sait ce qu’elle veut et se donne les moyens de l’obtenir. Le 2nd visage de ce roman relève quant à lui du polar. Des meurtres, des disparitions, une enquête qui piétine mais qui trouvera petit à petit son dénouement.

Les rebondissements sont nombreux et j’ai pris plusieurs claques, notamment dans la seconde moitié du livre. J’ai beau chercher, je ne vois pas le moindre point négatif à exposer pour une fois !

Ce 1er tome est un véritable petit bijou, un trésor d’humour, d’amour et d’action, sans jamais tomber dans le piège des stéréotypes. Les chapitres s’emboîtent à merveille, sans aucun temps mort, et plus on en apprend et plus on se pose de questions. J’ai trouvé cela assez troublant d’ailleurs… Darynda Jones a trouvé le juste dosage dans ses révélations, la fin ne m’a pas frustrée et pourtant je trépigne rien qu’à l’idée de devoir attendre un mois avant de pouvoir dévorer le 2nd tome.

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