Périple en Terres d’Ajna — Pierre Duval

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

Titre : Périple en Terres d’Ajna
Sous-titre : La Résurgence des Yaouvi
Auteur : Pierre DUVAL
Date de Parution : 19 Novembre 2012
Éditeur : Valentina
Nombre de Pages : 370
Prix : 17,50 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

An 959 du Pays de Vô, Terres d’Ajna.
Lorsque Gardick se voit confier par hasard une étrange et fascinante boule noire, il est loin de se douter que cet événement va l’entraîner dans un périple plein de rebondissements et de dangers. Convoité par d’inquiétants personnages, l’objet mystérieux révèle bientôt sa véritable nature et il réalise l’incroyable mission dont il se trouve investi.
Avec l’aide de ses amis, il se lance dans une aventure périlleuse et fait la rencontre d’un peuple aux ressources insoupçonnées, tandis que des adversaires plus puissants encore se dressent en travers de sa route.
Au terme d’une quête où magie et camaraderie ne sont jamais très loin, Gardick et ses compagnons parviendront-ils à instaurer un nouvel Âge d’Or pour les peuples des Terres d’Ajna ? Et si tout dépendait de ces étranges créatures dont seules parlent les Anciennes Légendes ?

⌧ CHRONIQUE ⌧

J’adore la fantasy depuis toujours, j’aime me perdre dans les univers de Tolkien et de McCaffrey, mais ce titre-là m’a malheureusement beaucoup déçue tant il est inspiré du « Seigneur des Anneaux ».

Gardick, le héros, habite une contrée semblable à la Comté. Le Pays de Vô est en effet très rural et bon enfant. On se perd dans d’infinies étendues vertes où seuls trônent l’élevage et l’agriculture. Les Mojiks y élèvent des animaux et cultivent des fruits qui n’ont d’original que leur dénomination (les vaches deviennent vayelles, les abeilles routets, mais c’est toujours foncièrement la même créature). Les Elfes deviennent Pildùs, l’Anneau pour tous les gouverner un étrange boule noire qui exerce la même fascination et le même sentiment de possessivité chez son porteur. Les méchants Nazgûls sont rebaptisés Maroïes, sont tout de noir vêtus et inspirent un malaise, une peur inexpliquée chez quiconque les croise… J’ai même retrouvé la mort de Gandalf dans celle d’un personnage – le gouffre ayant juste été remplacé par un immense puits.

Je suis également restée perplexe face à certains choix de l’auteur. Tous les Mojiks voient leurs prénoms se terminer en –ick et ceux des Pildùs en –ùs. J’avais tendance à m’y perdre à force… La 1ère partie se passe uniquement en Pays de Vô : Gardick fait d’innombrables va-et-vient entre son village et la ville voisine. Il met également 20 semaines avant de se dire qu’il serait bien de baptiser le Yaouvi… ça me paraît assez invraisemblable d’attendre si longtemps avant de donner un prénom à un animal auquel on est si fortement attaché. Enfin, avec le mot « périple » en titre, j’avoue que je m’étais attendue à quelque chose de plus palpitant, de plus grandiose. J’avais trouvé le cycle des saisons sympathique mais les explications ont tellement été répétées au fil des pages que j’ai fini par clairement m’en lasser. Les femmes sont quasi-absentes dans tout le roman. On y trouve certes 2-3 rôles (très) secondaires, mais qui ne font que de très brèves apparitions et se résument à des clichés (la bonne mère de famille avec une ribambelle d’enfants, l’épicière au tact de marchande de poissons, la jeune fille timide – amie d’enfance du héros – qui semble éprise de ce dernier, et vice-versa).

Il y a eu quelques points intéressants comme l’enchevêtrement des intrigues liées au vol du trophée des Décades et aux recherches que n’a pas manqué de soulever la boule noire. La bataille finale, épique et cruelle, apporte un peu d’action : le héros arrête enfin de fuir. Le Yaouvi est une des rares originalités de ce roman, j’ai trouvé la créature attendrissante malgré le fait qu’elle ne fasse finalement que rugi-bêler et se frotter à Gardick du début à la fin.

Bref, l’impression de déjà-vu m’a malheureusement empêchée de prendre plaisir à cette lecture… La Fantasy est un genre aux possibilités infinies, elle nécessite une bonne dose d’innovations et une imagination poussée à l’extrême. Peut-être suis-je trop exigeante mais l’univers d’Ajna ne m’aura pas réellement permis de m’évader et de découvrir un autre monde avec ses propres us et coutumes.

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2 réflexions sur “Périple en Terres d’Ajna — Pierre Duval

    • Thalyssa dit :

      C’était à mes débuts sur la blogosphère, quand je n’avais pas encore compris ce qu’était la micro-édition et combien il fallait rester prudent et s’informer avant de sauter le pas 😛

      J'aime

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