Au commencement il y avait Bob — Meg Rosoff

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

Titre français : Au commencement il y avait Bob
Titre original : There is no Dog
Auteur : Meg ROSOFF
Date de Parution : 02 Mai 2012
Éditeur : HachetteBlack Moon
Nombre de Pages : 342
Prix : 15 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Et si Dieu n’était pas ce vieux sage barbu que tout le monde imagine ? Comment réagiriez-vous si vous découvriez que votre destin est entre les mains d’un adolescent prénommé Bob, aux mœurs légères, égocentrique et à qui le sort du monde importe peu ? La mère de Bob a gagné la Terre lors d’une partie de poker réunissant plusieurs dieux, mais ne voulant pas s’en occuper, elle l’a confiée à son fils qui créé le monde en à peine six jours par manque de motivation. Et puis il rencontre Lucy, une humaine, dont il tombe follement amoureux. Et quand l’amour vient frapper à la porte de Bob, on peut être sûr que les catastrophes sur terre vont s’enchaîner…

⌧ CHRONIQUE ⌧

Sous-titre : Dieu a mal au crâne… Le lecteur aussi !

En lisant la 4ème de couverture, je m’attendais à une caricature, une belle parodie du genre « Bruce Tout Puissant » (un film avec Jim Carrey où il se plaint tellement que Dieu finit par lui confier temporairement ses pouvoirs pour lui donner une leçon). Je me faisais plaisir à l’idée de découvrir une lecture drôle et légère… aheum…

Bob est sensé avoir l’apparence d’un jeune homme de 19 ans avec l’attitude d’un adolescent de 15-16 ans. Sauf qu’il a eu des millénaires pour s’entraîner… Bref, prenez la « chiantitude » d’un ado lambda en pleine crise d’identité et multipliez le tout par le nombre d’années réellement vécues par Bob, et vous saisirez rapidement l’ampleur du désastre ! Il est égocentrique, égoïste, irresponsable, rejette systématiquement ses fautes sur les autres. Exemple parfait du « Moi je ! ». On doit lui obéir au doigt et à l’œil mais il ne fait rien de ce qu’on lui demande de son côté. Il veut le respect mais ne respecte rien ni personne. Fais ce que je dis mais pas ce que je fais ! Il a beau se faire rembarrer par sa sorte de précepteur (Mister B – bonjour la crédibilité avec un tel nom… Suis-je la seule à penser que ça fait rappeur de 2nde zone ?), par sa mère, par d’autres,… il s’entête, persuadé d’avoir raison et d’être victime de leur stupidité et mesquinerie à tous. Il n’évolue pas, il reste bloqué sur sa mentalité d’enfant de 6 ans – en plein âge ingrat, à la recherche des limites mais sans les accepter quand il les rencontre. Tout le monde perd son temps avec lui et ça devient vraiment très vite lassant. Le schéma se répète d’un chapitre à l’autre et c’est… lourd.

Comme tout bon adolescent, Bob a également les hormones en ébullition. Il tombe régulièrement amoureux de belles humaines, et tant pis si ça se finit mal au point de tuer la belle, la rendre folle et/ou massacrer les gens par centaines, par milliers, dans la foulée. Tant pis aussi s’il serait passé à autre chose une semaine plus tard s’il était parvenu à rester calme. Il est Dieu, alors qu’avons-nous à dire ? Il est Tout et nous ne sommes rien… et s’il a eu le temps de « conclure », tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

Le concept aurait pu être amusant, mais le style de la narration ne permet vraiment pas de saisir la dérision, la parodie. La plume de l’auteure est étrange… J’avais l’impression d’assister à un spectacle de rue et de voir des marionnettes à la place des personnages. Le récit passe souvent du passé au présent, et du présent au passé, sans que je ne puisse y trouver de logique.

L’histoire d’amour sur laquelle se base l’intrigue est ennuyeuse à mourir. Il ne se passe rien et Lucy est le stéréotype de la pauvre fille incapable de profiter de la vie si elle est célibataire. Alors quand Bob pose les yeux sur elle, ma foi c’est flatteur alors pourquoi se poser des questions ? Plongeons tête la première dans la gueule du loup sans prendre la moindre précaution, sans rester un peu sur sa réserve le temps d’apprendre à le connaître ! En plus, le temps est tellement pourri (grâce à Bob)… alors qu’aurait-elle pu faire de mieux ?

Je me suis accrochée en espérant que la fin relèverait un peu le niveau, ça a été encore pire ! Superbe morale : faites ce qui vous chante, ne vous inquiétez pas des autres ou des possibles conséquences. Il y aura toujours un pigeon pour casquer à votre place. La dernière action de Bob étant, quant à elle, parfaitement grotesque.

Bref, un livre mal écrit, mal pensé, à la morale déplorable auquel je mets toutefois une demi-étoile pour Eck, la petite créature pingouinesque de Bob qui reste mignonne et dont les aventures restent, de mon point de vue, la seule chose un tant soit peu intéressante dans ce récit.

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