Martyrs, T1 — Olivier Peru

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

Titre : Martyrs – Tome 1
Auteur : Olivier PERU
Date de Parution : 27 Mars 2013
Éditeur : J’ai Lu
Nombre de Pages : 696
Prix : 16 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Irmine et Helbrand, deux frères assassins descendant d’un ancien peuple guerrier, vivent dans les ombres de la plus grande cité du royaume de Palerkan. Alors qu’ils se croient à l’abri des persécutions dont ont souffert leurs ancêtres, leur passé sanglant les rattrape, sous les traits d’un borgne qui semble nourrir pour eux de sombres projets. Et tandis que la guerre menace d’embraser le monde, que les puissants tissent de noires alliances, ils vont devoir choisir un camp. Leur martyre ne fait que commencer…

⌧ CHRONIQUE ⌧

L’univers dépeint ici par Oliver Peru est sombre, implacable. L’ambiance médiévale implique toutes les horreurs qui vont avec : l’ego des puissants qui guide la main de leurs armées et la barbarie des gestes qui en découlent directement. Âmes sensibles s’abstenir, les combats – même à petite échelle – se paient dans le sang et non dans les palabres !

Helbrand et son jeune frère Irmine ont tout perdu dès l’enfance et se sont adaptés comme ils le pouvaient pour survivre envers et contre tout. Ils font partie du peuple des Arserkers, guerriers renommés pour leurs incroyables compétences sur les champs de batailles, héritage de l’époque où leur sang s’est mêlé à celui des anciens dragons aujourd’hui éteints. Le royaume du Reycorax les craint depuis toujours, mais a tôt fait d’écraser toute menace. Les Arserkers ont en effet un signe distinctif, qui constitue à la fois leur bénédiction et leur malédiction : ils ont des yeux dorés. Les deux jeunes hommes œuvrent comme assassins dans les rues d’Alerssen, dernier rempart contre l’autorité d’un roi aussi exécrable en caractère que dans son apparence physique. Les Lancefall vivent ainsi à la dure, au jour le jour, en n’ayant confiance que l’un en l’autre, et en personne d’autre ! Malgré leur orientation professionnelle discutable, je me suis immédiatement attachée à eux. Ils sont parvenus à préserver leurs propres valeurs et il émane d’eux un puissant sentiment de liberté, d’indépendance, de force inébranlable. Mais entre Helbrand qui joue les diplomates et Irmine les asociaux, on entrevoit également les blessures qu’ils portent en eux, et par là-même les failles de leurs façades.

Dans les premiers chapitres, on découvre les deux frères achevant l’une de leurs missions, qui se soldera pour Irmine par une rencontre pour le moins dérangeante. Un peu à la manière des histoires dont on connaît déjà la fin, on ne peut s’empêcher de se demander comment les choses vont bien pouvoir déraper à ce point.

Oliver Peru nous emmène à travers la Palerkan à la rencontre de son souverain grotesque, des Fauconniers lui obéissant aveuglément, d’un peuple qui n’est soumis qu’en apparence, et d’anciens ennemis brimés qui viennent doucement mais sûrement réclamer vengeance. La rébellion gronde un peu partout, même là où on l’attendait moins, et les liens que va enfin développer Irmine avec quelqu’un d’autre que son frère vont venir fragiliser le duo de choc. Helbrand a du mal à le voir s’ouvrir ainsi à une étrangère, de haute naissance par-dessus le marché ! Kassis est belle mais avant tout hors d’atteinte pour des gens comme eux et il voit venir le désastre…

La toile de ce monde agité se tisse inexorablement au fil de la plume de l’auteur, mais je ne me suis jamais ennuyée malgré le côté ‘pavé’ visuel du roman. Les complots, les intrigues à la Cour, les plans malicieux des uns et des autres, les résolutions et motivations inébranlables,… tout se met en place et les révélations sont distillées en un parfait dosage. La mention « coup de cœur » m’a paru inévitable une fois le livre refermé. Le final est épique, magistral. Je ne m’attendais pas à ça et tournais les pages en me disant qu’Oliver Peru ne pouvait pas faire ça, qu’il se couperait l’herbe sous le pied !… et pourtant !…Je suis soufflée par son sens de la mise en scène et par la complexité du schéma mis en place dans ce premier tome – que je boucle certes sur une amertume légèrement déprimante, où se mêlent frustration, sentiment d’injustice et tristesse profonde pour certains personnages, mais qui ne m’empêchera nullement de me ruer sur la suite quand elle paraîtra en librairie.

⌧ BANDE-ANNONCE ⌧

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