Orphée aux Enfers — Hélène Montardre

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

Titre : Orphée aux Enfers
Petites Histoires de la Mythologie : Tome 13
Auteur : Hélène MONTARDRE
Illustrateur : Nicolas DUFFAUT
Date de Parution : 14 Février 2013
Éditeur : Nathan
Nombre de Pages : 59
Prix : 4,95 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Orphée est le plus doué des musiciens et le plus heureux des hommes. Grâce à sa lyre, il a charmé les hommes et les dieux, les animaux et les arbres – et surtout la belle Eurydice, dont il est amoureux. Mais quand Eurydice meurt, Orphée est fou de douleur. Il ne peut vivre sans elle ! Il ira donc la chercher, jusqu’au cœur des Enfers s’il le faut…

⌧ CHRONIQUE ⌧

Alors oui, je suis consciente d’être une horrible puriste en matière de mythologie, mais si des adaptations comme « Le Destin d’une Déesse » d’Aimée Carter m’ont ravie (c’est de la fiction, purement et simplement, et nous sommes tous conscients que l’histoire se détache clairement des grands classiques), il n’en est pas de même ici puisque ces petits livrets sont destinés à un public assez jeune et ont donc une mission principalement éducative. Pourquoi leur donner des informations erronées quand on sait qu’ils n’iront pas vérifier si cette version correspond bien à l’antique ? Pourquoi, en plus, modifier ce genre de détails qui, au final, n’apportent rien de plus à la trame originelle ?

Quel charme y a-t-il à voir Orphée dompter simplement les éléments pour faciliter la traversée en mer quand à la base, son don avait en fait protégé l’équipage des terribles sirènes – en plus d’avoir calmé les tensions internes ? J’ai également trouvé assez déplacé d’ajouter une sorte de pervers dans ce superbe mythe, encore plus quand on considère le public directement visé. Cela rompt l’ambiance, la magie, qui se dégagent du récit. Il y avait tellement d’autres manières d’introduire l’accident d’Eurydice…

Heureusement, le final vient contrebalancer ces détails en apportant une jolie touche poétique à travers l’intervention du dieu Apollon. Si cela résulte là-aussi d’une interprétation personnelle, je l’ai cependant cette fois perçu comme un choix justifiable. Il apporte un petit brin mélancolique qui sied bien au mythe d’Orphée et aux drames qu’il a affrontés, sans pour autant le dénaturer.

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