Perséphone, Prisonnière des Enfers — Guy Jimenes

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

Titre : Perséphone, Prisonnière des Enfers
● Histoires Noires de la Mythologie : Tome 24
● Auteur : Guy JIMENES
● Date de Parution : 26 Février 2013
Éditeur : Nathan
Nombre de Pages : 121
Prix : 5,50 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

L’implacable vengeance d’une déesse pour sauver sa fille des Enfers.
La jeune Coré a été enlevée par Hadès. Pendant que sa mère Démeter erre à travers le monde à sa recherche, Perséphone découvre avec terreur, mais aussi fascination le royaume des morts, dont Hadès est le roi. Lorsque Démeter apprend qui retient sa fille prisonnière, sa colère est immense. Elle décide alors de se venger des dieux à travers les hommes.

⌧ CHRONIQUE ⌧

Avec un format doublé par rapport à celui des « Petites histoires de la Mythologie », Nathan nous offre ici une collection plus mature, alimentée par un auteur à la plume plus travaillée et romancée.

L’intrigue fait davantage penser à un conte, à un récit, qu’à un travail documentaire. Les décors sont bien plantés, et les personnages principaux bien cernés. La narration fluide et agréable s’assure, malgré son côté plus poussé, de rester ouverte et compréhensible pour les gens de tout âge. Les actions revêtent un aspect légèrement théâtral qui immerge bien le lecteur dans l’ambiance de ces temps reculés et la dualité du mythe est bien mise en valeur. Nous retrouvons ainsi Déméter, une mère paniquée et désemparée de voir les siens la laisser à son chagrin et à la perte de sa fille. Elle remue véritablement ciel et terre pour retrouver Perséphone, que nous voyons évoluer et devenir pleinement adulte au fin fond des Enfers.

Si l’auteur s’est bien entendu permis quelques libertés pour affiner la mise en scène, l’ensemble reste cependant très fidèle au mythe originel. Je me suis régalée de pouvoir redécouvrir tout cela en parfaite quiétude, et de voir en plus quelques pistes intéressantes soulevées au niveau du caractère de Perséphone et des décisions qu’elle a prises pour mettre un terme au conflit opposant Hadès à sa mère. Au final, à l’instar d’Aimée Carter, Guy Jimenes est parvenu à me faire aimer le Dieu des Enfers. Et même à ressentir de la compassion pour lui, tandis que Déméter avait tendance à m’agacer dans ses attitudes légèrement excessives. Je ne m’attendais pas à ce que les rôles de chacun soient presque contrebalancés, et cela m’a bien plu.

L’intrigue se fait en deux temps, comme pour inciter le lecteur à tourner les pages plus vite pour retrouver les passages de sa version favorite. D’un côté, nous retrouvons le monde des humains, où l’auteur emploie des actions au passé. De l’autre, celui des Enfers, au présent. Ce changement de temps m’a laissée un peu perplexe, je n’en voyais pas directement l’utilité. Mais ce détail n’a pas gêné ma lecture, et le dossier en fin de tome était bien informé. Entre un arbre généalogique des dieux de l’Olympe, un petit lexique et les différents visages de Perséphone à travers les âges et les différents Arts, je l’ai trouvé plus pertinent et moins redondant que ceux de l’autre petite collection mythologique.

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