Dark Eyes — William Richter

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

Titre : Dark Eyes
Auteur : William RICHTER
Date de Parution : 03 Janvier 2013
Éditeur : Albin Michel – Wiz
Nombre de Pages : 364
Prix : 15 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Née en Russie, Wally a été adoptée enfant par une riche famille new-yorkaise. Aujourd’hui l’adolescente de 16 ans, rebelle et futée, a coupé les ponts avec sa famille et vit dans les rues de New York de larcins divers. En tombant par hasard sur des documents ayant trait à ses origines, Wally éveille l’attention d’un homme sans foi ni loi réputé pour sa sauvagerie : Alexei Klesko, un truand russe sur le chemin duquel les cadavres s’amoncellent.

⌧ CHRONIQUE ⌧

Si la lecture n’a pas été laborieuse, elle n’en a pour autant pas été transcendante. Le côté « scénariste hollywoodien » de l’auteur était justement trop présent, et sans les effets spéciaux qui vont avec dans les salles obscures, je n’ai pas réussi à vivre l’histoire.

Ce thriller young adult est assez bien géré et navigue entre une Russie mafieuse et un nouveau départ en plein cœur de New York. Wally ne se souvient plus de ses origines exactes, elle n’avait que cinq ans quand elle a rejoint les États-Unis avec sa famille adoptive. En pleine crise identitaire, en plus de celle de l’adolescence, elle s’oppose systématiquement à sa mère maintenant divorcée – au point où elle préfère vivre dans la rue plutôt que de continuer à souffrir des mensonges occultant son passé. Son tempérament fier et têtu, ses instincts et son intelligence lui permettent toutefois de ne pas souffrir de ce mode de vie, et elle est même assez débrouillarde pour gérer un petit groupe constitué de Tevin, Jake et Ella, trois adolescents de son âge complètement perdus, et qui ont eu nettement moins de chance qu’elle dans la vie. Malgré son caractère autoritaire et (trop) révolté, Wally reste donc un personnage sympathique, mais son côté invulnérable a eu tendance à me gêner dans certains passages. J’ai trouvé qu’elle avait justement trop de ressources étant donné le cocon qu’on avait tissé autour d’elle en Amérique. Et je rejoins ici ma remarque sur le côté trop hollywoodien : Wally est ce genre d’héroïne à pouvoir traverser des déluges de balles sans s’en prendre une seule.

Mais ce qui m’a surtout empêchée de réellement m’impliquer dans ses mésaventures, c’est le manque d’approfondissement des personnages. La découverte de certains pans de leur histoire n’a pas suffi à ce que je m’attache à l’un d’eux, je me suis sentie « extérieure » à la trame, même dans ses moments les plus dramatiques. Je comprenais les enjeux, j’imaginais la douleur, mais ne la ressentais pas. L’histoire est là, mais je n’ai pas trouvé cette petite étincelle que je recherche dans un bon livre.

Tout repose sur les épaules de Wally : elle a besoin de découvrir ce qui est arrivé à sa mère biologique, de connaître ses origines, de comprendre les raisons de son abandon. C’est une quête typique et hautement compréhensible chez la grande majorité des enfants adoptés. Mais les choses se corsent quand elle comprend combien il est important qu’elle la retrouve avant le truand russe qu’elle a maladroitement amené sur ses traces. Elle s’engage dans une course contre la montre, mais a du mal à définir jusqu’où elle doit impliquer ses trois amis et petits protégés. Une course comprenant deux épreuves : découvrir l’identité de sa mère à partir du simple nom de Yalena Mayakova, et affronter le démon qu’elle a maladroitement réveillé.

La quête est pleine d’actions, de pistes qui se rejoignent, de chemins qui se séparent, mais le dénouement m’a laissée sceptique. J’ai eu du mal à avaler qu’une mère en arrive à un tel degré de mensonge et de souffrance – pour elle comme pour Valentina – pour une raison aussi…. légère. Je ne parle pas ici de la trame raccrochée à la mafia russe, mais bel et bien de celle ayant poussé Yalena à rester aussi longtemps dans l’ombre, mais il est difficile d’être plus explicite sur ce point sans spoiler… alors je laisse les amateurs de thriller, de courses-poursuites et d’armes à feu découvrir tout ceci par eux-mêmes et se faire leur propre opinion, puisqu’il y a tout de même quelques bons ingrédients scénaristiques !

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