Trop beau pour être vrai — Kristan Higgins

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

● Titre français : Trop beau pour être vrai
Titre original : Too good to be true
Auteur : Kristan HIGGINS
Date de Parution : 03 Juin 2013
Éditeur : Harlequin – Mosaïc
Nombre de Pages : 445 pages
Prix : 19,90€

⌧ SYNOPSIS ⌧

Invitée à son quatrième mariage de l’année… et toujours pas l’ombre d’un cavalier pour l’accompagner ! Autant dire un cauchemar pour Grace, qui s’imagine déjà les regards apitoyés de sa famille, atterrée de la savoir toujours célibataire après une rupture amoureuse particulièrement mouvementée. Aussi Grace ne voit-elle qu’une solution pour rassurer ses parents et ses sœurs, épouvantés à l’idée qu’elle ne termine sa vie auprès de son chien Angus et de son meilleur ami gay : s’inventer un petit ami. Mais attention, le nec plus ultra des petits amis ! Riche, brillant, drôle, volontaire mais attentionné, solide mais capable d’être tendre. Cerise sur le gâteau : cet homme parfait sera littéralement fou d’elle. Bref, un innocent mensonge, pour rassurer tout le monde…
Mais voilà que dès le lendemain, Grace fait la connaissance de son nouveau voisin, Callahan O’Shea. Un regard brûlant, un corps viril : cet homme a tout pour faire naître dans son esprit les fantasmes les plus torrides. Un seul détail cloche : tout juste sorti de prison, le beau Callahan est absolument infréquentable. Surtout aux yeux de la famille de Grace, qui n’attend qu’une chose : qu’elle leur présente son fiancé parfait… surgi tout droit de son imagination.

⌧ CHRONIQUE ⌧

« Trop beau pour être vrai » est une romance fraîche et légère, avec des situations cocasses qui font sourire. J’ai à plusieurs reprises pouffé de rire tant l’héroïne est maladroite. Elle a aussi un côté assez atypique, loufoque, à travers sa passion pour l’Histoire qu’elle enseigne, et plus particulièrement pour la Guerre de Sécession. Pour mieux dresser le tableau, elle participe régulièrement à des reconstitutions grandeur nature, où elle revêt uniforme et brandit baïonnette. Elle a un léger syndrome Bridget Jones, avec une addiction aux pots de crème glacée en cas de coup dur, ou une propension à ne pas très bien supporter l’alcool – même sans en arriver à l’ivresse. Elle aime sa famille plus que tout au monde, et a tendance à trop s’effacer devant les membres qui la composent. Elle se montre toujours disponible, que ce soit avec ses proches, ses élèves, ses amis, ou même avec les « petits vieux » de la maison de retraite où elle fait du bénévolat. C’est une jeune femme très attachante, mais au fond, elle doute d’elle-même : on le voit nettement rien que dans son combat perpétuel pour dompter les boucles de ses cheveux. Elle se plie en quatre pour ceux qu’elle aime, souvent à ses dépens, et c’est là-dessus que va se jouer le roman. Pour trouver l’amour véritable, il faut d’abord se trouver soi-même !

Plaquée par son fiancé à moins d’un mois de leur mariage (il lui a préféré… sa petite sœur), Grace reste pourtant amicale et bien intentionnée envers son entourage. Mais elle en a assez qu’on la prenne en pitié, comme si le fait d’être célibataire était un véritable fléau. Comme si venir seule au troisième mariage de sa cousine équivalait à être amputée d’un membre. Grace reprend petit à petit le dessus après cette terrible rupture, mais elle garde humour et vivacité. Ce roman est un véritable rayon de soleil entre les parents qui se lancent de superbes piques à longueur de journée, la sœur aînée qui porte la culotte dans son couple, la cadette adorable mais naïve et rongée par les doutes, et la grand-mère acariâtre. N’oublions pas Julian, le meilleur ami gay de Grace, lui aussi anéanti dans sa vie sentimentale, ou Kiki, la collègue de travail qui collectionne les histoires de cœur éphémères par manque de retenue. Et le superbe Angus McFangus, son petit chien westie avec des gènes de calamité dans son ADN de boule de poils adorable. Bref, nous avons là un joli panel de personnalités, pour notre plus grande joie.

L’intrigue naît pendant le fameux mariage de la cousine, où Grace s’invente un petit-ami charmant et parfait sous tous les angles. Par jeu, ras-le-bol, esprit de sacrifice, pour rassurer les siens… ou tout ça à la fois ! Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’à ce qu’elle rencontre son nouveau voisin, dans des circonstances… particulières – qui marqueront le ton de leurs relations à venir. C’est un peu le jeu du chat et de la souris, et on sent d’emblée une certaine attirance entre eux. Callahan ne laisse pas Grace indifférente, et cette dernière essaie de lutter contre les sentiments qui naissent en elle à son contact. Car il est si différent de la vision qu’elle avait de l’homme de sa vie… et surtout, car il sort à peine de prison. Grace dissimule ses doutes et ses peurs derrière des sarcasmes ou des questions ironiques sur son passé, qu’il ne lui dévoilera que pan par pan. Cependant, le ton reste léger, jamais agressif. On sent le manque de confiance de la part de ces deux jeunes gens. Pire encore : comment envisager quoi que ce soit avec un ex-détenu quand on est censée sortir avec un chirurgien pédiatrique aussi séduisant qu’attentionné ? Grace va ainsi se retrouver piégée à son propre jeu et mettra malgré elle en danger ses relations familiales et amoureuses.

Entre sites de rencontre, stage de coaching pour trouver M. Parfait, joutes verbales… parfois même physiques, et un penchant de conseillère matrimoniale pour ses parents et ses sœurs, les déambulations de Grace sont nombreuses et très prenantes. Si l’idée du petit-ami imaginaire aurait pu paraître puérile pour une jeune femme de trente-ans – quand on voit jusqu’où elle pousse parfois le concept, Kristan Higgins a su trouver le ton juste et une superbe raison à cette tactique farfelue. On n’en apprécie que plus encore son héroïne, avec parfois l’envie de la secouer pour chasser les derniers blocages qui la séparent du bonheur idyllique. Il flotte à portée de main et elle le mérite tant ! On passe du rire à l’émotion en un clin d’œil, dans ce récit moderne et captivant où l’on trouve une profondeur soignée des personnages, une bonne morale, et un ton juste. La situation de Grace était compliquée à bien des égards, mais je vous laisse découvrir dans quelles mesures elle démêlera les nœuds de sa vie… et de sa coiffure indomptable !

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