Le Projet Bleiberg — David S. Khara

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

Saga : Les Projets – Tome 1
Titre : Le Projet Bleiberg
Auteur : David S. KHARA
Date de Parution : 03 Novembre 2011
Éditeur : 10/18
Nombre de Pages : 307
Prix : 7,50 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Son père ? Assassiné. Sa mère ? Assassinée. Pour Jay Novacek, la semaine commence à être chargée. D’autant qu’en terme d’héritage, à part un drapeau américain, un médaillon nazi et un agent du Mossad à ses trousses, ce n’est pas l’Eldorado. Pire, il semblerait qu’on se dispute sa tête à grands coups de revolver… Peu habitué à danser avec les balles, Novacek va devoir apprendre. Et vite, s’il veut survivre.
Venue des heures les plus sombres de l’Histoire, une terrible machination se met en branle, menaçant l’humanité tout entière. N’est-il pas déjà trop tard pour l’arrêter ?

⌧ CHRONIQUE ⌧

La trame de ce thriller est divisée en trois temps. Le lecteur slalome ainsi entre des flashbacks évoquant la Seconde Guerre Mondiale, des passages à la première personne quand le personnage principal Jay Novacek devient le narrateur, et à la troisième personne pour les autres. On trouve également deux styles narratifs très différents : les passages racontés par Jay sont très oraux, avec même l’emploi de jargon, tandis que le reste est beaucoup plus posé et travaillé. Le tout nous plonge dans un rythme assez particulier et très prenant. David Khara a très bien soigné le côté historique, tout en introduisant un complot à grande envergure dans la société contemporaine.

Tout commence dans l’appartement luxueux d’un trader en perdition. Jay Novacek est en guerre contre le monde entier, mais surtout et avant tout contre lui-même. Son père travaillait dans l’armée et a abandonné épouse et enfant du jour au lendemain. Enfant qui n’a jamais compris pourquoi et qui n’a donc jamais pu lui pardonner. Jeremy Corbin se fait maintenant appeler Jay Novacek – il a choisi de prendre le nom de jeune fille de sa mère, qui s’éteint lentement de chagrin à l’hôpital. Un coup de chance au boulot, un coup de malchance peu après dans la vie, et le jeune homme perd pied. On le retrouve ainsi en pleine phase autodestructrice : il multiplie conquêtes, cigarettes et bouteilles d’alcool à un rythme sidérant, et il se dit trop lâche pour mettre fin à ses jours malgré le bourbier dans lequel il s’est enlisé. C’est un personnage en manque de repères, fragile et torturé, dont l’existence va encore se compliquer.

L’armée vient en effet annoncer à Jay le récent décès de son père. S’il joue au départ la carte de l’indifférence, la donne va radicalement changer après avoir informé sa mère de la terrible nouvelle. Jay apprend que sa situation présente n’est pas forcément le fruit du hasard et que son père n’était pas celui qu’il croyait. Lorsque sa vie est à son tour menacée, il n’a plus le choix : il doit arrêter de s’apitoyer sur lui-même et découvrir les secrets qu’avait déterrés son père. Ce qui avait plutôt débuté comme un défi personnel, une envie d’aventures pour s’extirper du bourbier, devient vite une course-poursuite où chaque seconde le rapproche d’un ennemi aussi puissant qu’invisible.

Heureusement, Jay Novacek n’est pas seul. Encadré par un agent de la CIA, il va voyager entre États-Unis, Suisse et Belgique, et réaliser que les médias recèlent de terrifiants mensonges. Ajoutez à cela un agent du Mossad implacable à la mine patibulaire, dont on ne connaît pas réellement la position et qui semble lui aussi hanté par son passé, et un cocktail explosif se met en place. Comme ce dernier le dit si bien, l’Histoire a tendance à bégayer, mais le trader mettra un certain temps à comprendre tous les tenants et aboutissants de cette sombre affaire, mêlant crimes de guerre, expériences scientifiques amorales et trahisons.

Quelques détails m’ont néanmoins un peu refroidie vers la fin du roman. J’ai parfois trouvé les rapports entre Jeremy et Jacky trop légers/gamins étant donné les circonstances et la mission de cette dernière. Un peu d’humour ne fait certes jamais de mal, mais j’ai trouvé que certains dialogues nuisaient à l’ambiance oppressante qui se dégage du livre quand on prend conscience des enjeux. De même, le dénouement m’a semblé beaucoup trop rapide et trop facile. Vu la taille du complexe et l’ampleur du projet en marche, j’ai eu du mal à croire qu’il était si mal gardé. Mais cela ne m’a pas empêchée de dévorer ce roman et je compte bien lire les deux autres « projets » de David Khara dès que l’occasion se présentera !

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