Le Cercle des Confidentes, T1 — Jennifer McGowan

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

Saga : Le Cercle des Confidentes, Tome 1
Titre français : Lady Megan
Titre original : Maids of Honor • Maid of Secrets
Auteur : Jennifer McGOWAN
Date de Parution : 04 Septembre 2013
Éditeur :  Milan – Macadam
Nombre de Pages : 430
Prix : 15,20 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Lorsque Meg Fellowes, 17 ans, voleuse et comédienne de la troupe de la Rose d’Or, est arrêtée, elle sait que la sentence va être la mort. C’est ce à quoi les voleurs sous le règne d’Élisabeth 1re d’Angleterre doivent s’attendre. Pourtant, on lui propose une alternative : accepter de faire partie d’un groupe de demoiselles d’honneur très spéciales : des espionnes. Avec ses nouvelles compagnes, Jane, Anna, Béatrice et Sophia, Meg doit protéger la couronne des intrigues de la cour.

En ces temps troublés, mille complots guettent la jeune reine protestante. Grâce à son sens inné de la comédie et à sa mémoire extraordinaire, Meg doit espionner la délégation espagnole, composée de fervents catholiques, opposés à Élisabeth, dont le séduisant Rafe, comte de Martine, qui vient d’arriver à la cour. Mais dans le paysage complexe de ce début de règne, la jeune fille comprend vite que les frontières entre ennemis et alliés sont mouvantes et qu’elle ne peut se fier à personne. Si elle entend sauver la vie de sa reine et retrouver sa propre liberté, elle devra aussi démasquer le meurtrier d’une autre demoiselle d’honneur, mystérieusement assassinée quelques mois avant son arrivée…

⌧ CHRONIQUE ⌧

J’ai toujours admiré les auteurs ayant le cran de s’aventurer vers une trame historique.  Les travaux de recherches sont encore plus conséquents ; la moindre erreur d’interprétation, la moindre incohérence, peut vite mener à la catastrophe. Jennifer McGowan a su me conquérir dès les premières pages. Son univers tient la route et l’ambiance de l’époque est parfaitement retranscrite.

Nous partons ainsi à la rencontre de Meg, une jeune voleuse œuvrant au sein d’une troupe, au tout début du règne d’Élisabeth Ière. C’est une jeune fille fraîche et innocente malgré sa profession. Elle fait ce qu’il faut pour survivre et veille au mieux sur les gens qui l’entourent. C’est justement ce qui lui vaudra son arrestation et le dur marché qui lui sera alors présenté. Droite et fidèle jusqu’au bout, elle cèdera plusieurs fois à d’odieux chantages pour préserver son entourage.

La reine Élisabeth est encore jeune et sans époux. Sa foi protestante est durement mise à l’épreuve dans un monde encore très catholique. L’auteure a su mettre en valeur les enjeux politiques et religieux de son accession au trône. Elle nous présente également tout le faste de la vie à la Cour, son Étiquette et ses fêtes exubérantes où les pires hypocrisies se cachent derrière les plus beaux masques de bal. Elle évoque les relations diplomatiques de l’Angleterre avec différents pays sans jamais nous ennuyer ou nous semer en chemin, et introduit quelques touches romantiques sans jamais dénaturer l’ensemble. J’ai apprécié que l’auteure ne parte pas dans de grandes envolées lyriques à ce sujet, car les convenances de l’époque n’avaient rien à voir avec ce qu’elles sont aujourd’hui. Les codes étaient très stricts et il était primordial d’en respecter chaque étape.

Meg est un peu à part, même au sein du Cercle des Confidentes. Elle a grandi sans ses parents et la simple idée de devoir se marier la mortifie quand la grande majorité des filles de son âge ne pensent qu’à ça. Elle est fière, honnête et fidèle… pour le meilleur ou pour le pire. Son évolution est très intéressante : on passe d’une jeune fille déracinée du peu de repères qu’elle avait dans la vie, illettrée et en retrait, à une espionne au caractère de plus en plus fort et affirmé. Elle est confrontée à de nombreuses péripéties, mais parvient à improviser quand les choses ont tendance à déraper. Elle démontre ainsi de grandes facultés d’adaptation, en plus de son incroyable don de mimétisme.

Jennifer McGowan nous présente une histoire d’autant plus crédible que tout est bien qui ne finit pas forcément toujours bien. Elle sait jongler entre petites victoires et grandes défaites pour mieux tromper les attentes de ses lecteurs. J’ai adoré voir que je faisais fausse route sur certaines alliances ou disputes. Les indices sont semés avec parcimonie et les révélations arrivent à point nommé.

Les autres personnages sont eux aussi captivants, qu’il s’agisse de Rafe dont on ne sait de quel côté le situer. De la reine, charismatique et implacable à la fois. De Jane qui joue les dures mais semble être bien plus que ce qu’elle accepte de révéler. De la timide Sophia qu’on a envie de prendre sous notre aile. D’Anna, la tête pensante du Cercle, si sage et si posée. J’ai également apprécié Béatrice malgré son côté midinette parfois très agaçant. J’ai eu beaucoup de mal à reposer ce livre au cours de ma lecture, car il joue habilement sur les faux-semblants. Certains personnages sont encore plus difficiles à déchiffrer que Rafe. Comment savoir ce qui se cache derrière certains sourires, derrière certaines révérences ? Qui sont ces mystérieux ennemis qui complotent contre la Couronne et se font de plus en plus violents au fil des pages ? Jennifer McGowan maîtrise son sujet à la perfection et j’ai hâte de connaître la suite de cette saga prometteuse.

Les prochains tomes seront dédiés aux autres confidentes et je me retrouve à nouveau partagée. Cette fois entre un pincement au cœur à l’idée de voir Megan rejoindre l’arrière de la scène et la perspective excitante de découvrir les autres espionnes plus en profondeur.

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