City Hall, Tome 1

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

Titre : City Hall – Tome 1
Dessin : Guillaume LAPEYRE
Scénario : Rémi GUÉRIN
● Date de Parution : 14 Juin 2012
Éditeur :  Ankama – Kuri
Nombre de Pages : 192
Prix : 7,95 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Imaginez un monde où tout ce que vous écrivez prendrait vie. Imaginez maintenant qu’un individu utilise cette arme avec les plus sombres desseins… À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle, les forces de police de City Hall n’ont d’autre choix que de faire appel à deux des plus fines plumes de Londres : Jules Verne et Arthur Conan Doyle !

⌧ CHRONIQUE ⌧

Un manga réalisé par des français, avec une touche de steampunk, et voilà ma curiosité piquée ! Malheureusement pour moi, le succès n’a pas été au rendez-vous…

L’idée de base paraissait pourtant sympathique : tout ce que les gens écrivent sur une feuille de papier prend vie. Cela aurait pu être une belle allégorie du pouvoir des mots, qui blessent parfois autant que les blessures physiques, mais il n’en est rien dans ce premier tome. Et la mise en place de la censure quand les autorités ont perdu le contrôle de la situation m’a paru manquer de crédibilité tant elle est survolée. L’action reste centrée sur l’aspect shonen : les auteurs misent tout sur les papercuts (créatures créées en en décrivant l’apparence, les capacités et les mouvements sur du papier) et l’ensemble se résume donc à quelques scènes de bataille qui, par-dessus le marché, manquent de clarté visuelle.Tout au long de la scène finale, j’ai eu du mal à comprendre quel personnage-auteur faisait quoi avec quel papercutEt d’après les premières explications données sur le phénomène, je crains que l’on ne retombe très vite sur une resucée des homonculus de « Fullmetal Alchemist ».

Au niveau du dessin, les paysages londoniens sont superbes et détaillés. On se croirait vraiment dans l’Angleterre du début du siècle. Les personnages ont de bonnes proportions mais dans l’ensemble, les traits du visage manquent de charisme et de profondeur. Surtout chez Amélia qu’on prendrait presque pour un homme par moment si on en oubliait la silhouette et la coiffure (qui manque elle aussi de sophistication, comparée à la qualité des décors).

L’idée d’un crossover historique à grande échelle est séduisante – de nombreuses figures célèbres apparaissent comme Jules Verne, Arthur Conan Doyle ou Al Capone – à condition toutefois de ne pas être trop regardant sur la chronologie ! Mais les différents interlocuteurs présentent tous une personnalité superficielle et restent très stéréotypés & manichéens.

Les pages sont inondées de bulles de dialogue, ça n’arrête pas. Il n’y a aucun temps mort pour planter le décor, poser les choses ou même simplement laisser le lecteur respirer. Les informations ne sont même pas forcément pertinentes. Certaines transitions sont complètement ratées, à l’instar de celle de la machine à cookies où je me suis demandé sur le coup si je n’avais pas accidentellement sauté une ou deux pages.

En conclusion, les deux collaborateurs de « City Hall » tenaient de bonnes pistes mais ne sont pas du tout partis dans la direction que j’avais espérée. J’avais imaginé une intrigue plus fouillée et plus mature et malgré les avis élogieux que j’ai pu lire par le passé, j’ai été terriblement déçue par le côté « brouillon » qui se dégage de cette lecture.

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