L’Attaque des Titans, T1 — Hajime Isayama

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧
進撃の巨人

Titre : L’Attaque des Titans, Tome 1
● Rōmaji : Shingeki no Kyojin
Auteur : Hajime ISAYAMA
Date de Parution : 26 Juin 2013
Éditeur : Pika
Nombre de Pages : 190
Prix : 6,95 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Le monde appartient désormais aux Titans, des êtres gigantesques qui ont presque décimé l’Humanité. Voilà une centaine d’années, les derniers rescapés ont bâti une place forte, une cité cernée d’une haute muraille au sein de laquelle vivent aujourd’hui leurs descendants. Parqués, ignorants tout du monde extérieur, ils s’estiment au moins à l’abri de ces effroyables êtres qui ne feraient d’eux qu’une bouchée. Hélas, cette illusion de sécurité vole en éclats le jour où surgit un Titan démesuré, encore bien plus colossal que tous les autres. S’engage alors un combat désespéré pour la survie du genre humain…

⌧ CHRONIQUE ⌧

J’entendais beaucoup parler du succès de cette nouvelle série, sans pour autant pouvoir me décider à me lancer dans l’aventure. J’ai eu mon paquet de déceptions avec des titres en vogue, dernièrement, et je dois avouer que la couverture de ce premier tome ne m’aidait pas à me motiver ; je la trouve limite repoussante. J’ai donc profité de l’Opération Angoulême sur Priceminister pour tester ce shonen, et la surprise s’est finalement révélée bonne.

L’action démarre sur les chapeaux de roue, puisque l’humanité – ou du moins, ce qu’il en reste – se cache derrière de hauts remparts depuis plus d’un siècle. Une trêve qui arrive à son terme quand un Titan, encore plus colossal que ses congénères, fait son apparition en haut du Mur Maria. Le monde entier a été réduit à la taille d’une simple ville, un microcosme tentant de résister aux Titans, des êtres humanoïdes gigantesques et anthropophages. Face à cette situation aussi désespérée qu’oppressante, on observe tout un panel de comportements, allant de gens faisant comme si rien d’affreux ne pouvait plus jamais arriver, à ceux qui vivent dans l’angoisse permanente, en passant par les jeunes idéalistes qui rêvent de reconquérir le monde. Si la création de cette ville reste assez floue (si les Titans sont si voraces et destructeurs, comment les Hommes – en pleine panique, et donc désorganisés – ont-il pu bénéficier d’assez de marge pour ériger de tels murs ?), l’apparition des premiers Titans dans l’Histoire est quant à elle complètement occultée pour le moment. Ma curiosité en a un peu souffert et j’espère qu’on en apprendra davantage dans le second tome.

Au niveau des dessins, comme avec la couverture, j’ai sincèrement eu du mal. Les décors et les vêtements sont traités de façon minimalistes. Le character design des humains est assez moyen sans être désagréable, mais les expressions sur leur visage restent très maladroites. Dans les moments intenses, leurs traits manquent foncièrement de travail et ils perdent beaucoup en charisme. Des affinités se sont créés entre eux et moi, mais je n’ai pas eu de coup de cœur à cause de ce détachement dû à un crayonné encore immature.Mais le pire vient des Titans. Je me doute que Hajime Isayama a grossi certains traits pour les rendre encore plus effrayants et monstrueux… mais il y a de flagrants problèmes de proportions (bras parfois trop courts parfois trop longs, petites jambes si fluettes qu’on se demande comment ils peuvent tenir debout, surtout avec un tronc aussi massif) et les visages frôlent parfois le grotesque.

Pourtant, l’intérêt de la série semble réel. Le mangaka gère parfaitement l’aspect psychologique d’un tel confinement à travers le destin de trois adolescents : Eren l’intrépide tête brûlée, Mikasa le garçon manqué à la force supérieure, et Armin le timide intellectuel rêvant de devenir un héros. Des tensions existent : pour certaines personnes, les gardes des murs ne servent à rien sinon à boire les impôts de la ville, tandis que d’autres veulent mettre un terme aux explorations à l’extérieur, qui coûtent tout aussi cher pour ne faire au final que nourrir les Titans (peu de volontaires en reviennent)… Entre ces « planqués » et ces « kamikazes », on trouve le reste de la population, qui tente tant bien que mal de mener une vie normale. Les orphelins sont monnaie courante et le souverain de la ville fortifiée fort absent. Ajoutez à cela les travaux secrets du père d’Eren et on sent vite que l’auteur a encore plus d’un tour dans son sac !

Après la chute du Mur Maria, Hajime Isayama nous fait faire un bond de cinq ans en avant. Nous retrouvons le trio d’amis, arrivés au terme de leur formation. Ils ont appris à utiliser le harnais de manœuvre tridimensionnelle permettant aux Hommes d’affronter les Titans (j’adore ce gadget, d’ailleurs!), et sont sur le point de choisir leur première affectation. Mais une fois de plus, le drame frappe. Les dernières scènes relèvent de la pure boucherie et quand on referme ce premier tome, on se demande comment le mangaka va bien pouvoir rebondir dans le second.

Je n’avais pas de réelles attentes en entamant cette lecture, et j’ai ainsi été prise à mon propre jeu. Je me suis sentie désarmée, complètement prise au dépourvu, et moi qui hésitais à me lancer dans cette série, je me retrouve aujourd’hui à trépigner en attendant de pouvoir en lire la suite !

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