Daisy, Lycéennes à Fukushima T1

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧
デイジー ~3.11女子高生たちの選択~

Titre : Daisy, Lycéennes à Fukushima – Tome 1
● Rōmaji : Daisy – 3.11 Joshikouseitachi no Sentaku
Auteur : Reiko MOMOCHI
Date de Parution : 28 Mai 2014
Éditeur : Akata
Nombre de Pages : 184
Prix : 6,95 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Depuis le terrible tsunami qui a frappé Fukushima, Fumi n’ose plus sortir de chez elle. Trop inquiète pour sa santé, à cause des éventuelles radiations émises par la centrale. Pourtant, en dernière année de lycée, il faudra bien qu’elle se décide à retourner en cours. Mais est-il seulement possible de recommencer à vivre et de faire comme si de rien n’était, quand même une simple pluie représente la menace d’une contamination radioactive ? Heureusement, elle pourra compter sur Moé, Ayaka et Mayu, ses trois meilleures amies. Ensemble, elles comptent bien profiter de la vie, et surtout sortir toutes diplômées du lycée ! Elles décident alors de recréer leur groupe de musique, Daisy, pour se redonner du courage. Mais très vite, la réalité les rattrape et…

Plusieurs années après la catastrophe du 11 mars 2011, et tandis que le monde entier semble vouloir oublier que la situation à Fukushima est encore loin d’être réglée, une artiste courageuse décide de briser la loi du silence ! S’inspirant de témoignages réels, Reiko Momochi nous livre avec « Daisy » une œuvre indispensable, qui marquera à jamais ses lecteurs.

⌧ CHRONIQUE ⌧

Reiko Momochi s’est rendue à Fukushima pour recueillir divers témoignages. Elle s’est approchée assez près de la centrale nucléaire pour devoir se protéger à l’aide d’une combinaison. Elle ne se contente pas de jouer les idéalistes et son manga en a d’autant plus de poids.

Un an et demi après la triple catastrophe, Fumi trouve enfin le courage de retourner au lycée, et ce malgré le manque d’informations de la part des autorités sur les niveaux de radiations et leurs dangers potentiels à plus ou moins long terme. Toujours angoissée, elle décide néanmoins que ses études ne doivent plus pâtir de la fragile situation dans laquelle elle se trouve. Elle renoue avec ses trois meilleures amies : Moé, Ayaka et Mayu. Pour mieux marquer le retour à une vie quasi normale, elles reprennent en main Daisy, le groupe de musique qu’elles avaient fondé par le passé, puis délaissé par manque de temps.

Malheureusement, il ne suffit pas de se voiler la face pour oublier les conséquences du drame ayant frappé le Japon le 11 mars 2011. La ville en porte encore les stigmates, partout où le regard se pose. L’effort de reconstruction est réel, mais il y a tant à faire… et certaines tâches doivent être réitérées chaque fois que tombe la pluie. C’est un enfer sans fin pour les habitants n’ayant pas fui la région, un enfer d’autant plus terrifiant quand il devient évident que le gouvernement leur cache des données essentielles.

Fumi refuse de se séparer de son père qui les pousse pourtant à aller vivre quelques temps au loin dans sa famille. Elle a peur de voir partir les gens qu’elle aime, ses amies de lycée incluses, car l’exode est loin d’être terminé. Moé reste discrète et positive, tandis que les opinions d’Aya et Mayu divergent de plus en plus. Toutes les tensions que le groupe ignorait au départ vont prendre de l’ampleur face à la pression, au stress et à l’inquiétude. Reiko Momochi nous montre alors les limites du patriotisme et de l’aide (inter)nationale. Derrière de belles paroles et de fières promesses se cachent parfois des hommes faibles et peu fiables. Ce qui se dit en public n’a pas forcément grand chose à voir avec ce qui est révélé en privé… Ces quatre jeunes filles vont chacune leur tour en faire l’amère expérience.

Les graphismes sont impeccables, clairs et soignés. Ils relaient à merveille cette éprouvante histoire d’un combat dont on n’est pas près de voir la fin. Reiko Momochi nous donne une leçon de force et de courage, et nous rappelle à notre devoir de mémoire. Malgré l’adversité, elle souligne l’espoir émergeant des environs de Fukushima. Il est facile d’oublier la situation là-bas, surtout lorsque l’on vit en France. Cette piqûre de rappel, touchante et documentée, ne peut donc pas faire de mal !

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