Martyrs, T2 — Olivier Peru

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

Titre : Martyrs – Tome 2
Auteur : Olivier PERU
Date de Parution : 27 Août 2014
Éditeur : J’ai Lu
Nombre de Pages : 637
Prix : 16 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Irmine et Helbrand, deux frères assassins descendant d’un ancien peuple guerrier, vivent dans les ombres de la plus grande cité du royaume de Palerkan. Alors qu’ils se croient à l’abri des persécutions dont ont souffert leurs ancêtres, leur passé sanglant les rattrape, sous les traits d’un borgne qui semble nourrir pour eux de sombres projets. Et tandis que la guerre menace d’embraser le monde, que les puissants tissent de noires alliances, ils vont devoir choisir un camp. Leur martyre ne fait que commencer…

⌧ CHRONIQUE ⌧

Oliver Peru est de ces auteurs dont il suffit de livre une seule œuvre pour savoir qu’il deviendra un pilier dans nos bibliothèques personnelles ! Le premier tome de Martyrs m’avait complètement chamboulée et la fin m’avait donné envie d’à la fois étriper l’auteur et lui ériger un autel. Je n’entrerai pas dans les détails pour ne spoiler personne – ni sur le premier tome, ni sur le second – mais le titre de cette saga est incontestable : Irmine et Helbrand Lancefall s’élèvent en véritables martyrs tout en gardant une force inébranlable !

Irmine était mon personnage préféré, mais pour ceux qui ont lu le premier livre, je pense que vous comprendrez ma crainte de ne plus vraiment le retrouver. De même, j’avais peur d’aimer cette suite sans qu’elle me mette la tête et le cœur à l’envers comme le tome précédent. Dans les deux cas, j’ai vite été rassurée : j’aime toujours autant le côté taciturne d’Irmine et à mes yeux, il n’a rien perdu de son charisme malgré ses mésaventures en Palerkan.

La trame tissée autour de l’univers est toujours aussi complexe. Ce n’est pas une lecture très facile ; il faut savoir prendre son temps pour en apprécier toutes les subtilités. Les intrigues sont nombreuses et tout aussi sombres ; elles s’entremêlent et se séparent pour mieux se retrouver dans un ailleurs qu’on n’avait pas su entrevoir. Le contexte géopolitique est omniprésent, qu’il s’agisse de la révolte de l’Ouest, des luttes de pouvoir sur le trône du Reycorax entre membres d’une même famille, des terribles scènes de batailles nées de la soif de liberté de peuples oppressés. Cavall s’est tout de même légèrement écarté du devant de la scène, au profit d’Allena, la reine des Arserkers, qui n’a de cesse de traquer Irmine.

Oliver Peru nous présente différentes façons d’appréhender le pouvoir. Il y a des rois implacables, des tyrans qui ne font jamais semblant d’être autre chose, des idéalistes qui perdent toute bonne intention une fois les rênes du royaume en mains, d’autres qui vont devoir abandonner la fragile passivité dans laquelle on les avait enfermés, des braves qui n’ont plus rien d’autre que leur honneur, des opportunistes qui croient pouvoir s’acheter des privilèges encore plus étendus en mettant la main à la bourse, des voleurs des brutes et des moins-que-rien dont on découvre de nouvelles facettes,… Le panel des classes sociales et des caractères mis en avant est toujours aussi large, peaufiné et captivant. Oliver Peru passe d’un camp à l’autre avec une aisance d’autant plus impressionnante que l’on ne se sent jamais floué de quitter son personnage favori pour découvrir où en sont les autres.

Il m’est difficile de parler de cette saga avec des mots justes et précis tant elle est riche à tous les égards. Martyrs, c’est une grande épopée à travers le temps et l’espace, des batailles épiques, des personnages torturés physiquement et affectivement. Il est impossible de rester indifférent face à ce qu’ils traversent, chacun à leur façon. Oliver Peru évite l’écueil d’un manichéisme trop poussé : chaque personnage, même parmi les plus infâmes, finit par révéler une part d’humanité. De la même manière, chaque être bon finit souvent par démontrer une petite part d’ombre. Cela les rend sans conteste encore plus humains, et plus détestables ou plus attachants selon les cas. L’auteur nous dévoile également l’origine des fantômes de Tanterelle, mais la magie des Temps Anciens pourrait vite revenir sous d’autres traits et cela promet des péripéties futures encore plus palpitantes et envoûtantes !

La fin de ce livre m’a laissée dans le même état que son prédécesseur. En le refermant, on se sent mélancolique, un peu triste, bouleversé, malmené… Le retour à la réalité se fait aussi douloureux que l’attente du prochain tome, mais qu’est-ce que c’est bon !

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