Erased, T1 — Kei Sanbe

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧
 僕だけがいない街

Titre français : Erased – Tome 1
Rōmaji : Boku Dake Ga Inai Machi
Auteur : Kei SANBE
Date de Parution : 03 Juillet 2014
Éditeur : Ki-oon
Nombre de Pages : 208
Prix : 7,65 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

2006. Aspirant mangaka dont la carrière peine à décoller, Satoru Fujinuma travaille comme livreur de pizzas pour joindre les deux bouts. Effacé et peu enclin à s’ouvrir aux autres, il observe le monde qui l’entoure sans vraiment y prendre part. Pourtant, Satoru possède un don exceptionnel : à chaque fois qu’un incident ou une tragédie se déroule près de lui, il est projeté quelques minutes dans le passé pour empêcher l’inévitable avant qu’il se produise… Cette anomalie de l’espace-temps lui vaut un séjour à l’hôpital le jour où, pour rattraper le conducteur d’un camion fou, il est percuté par un autre véhicule de plein fouet. Après l’accident, petit à petit, les souvenirs effacés de l’enfance traumatisante de Satoru resurgissent…

⌧ CHRONIQUE ⌧

Au départ, j’ai trouvé le héros assez antipathique. Ce premier tome s’ouvre sur le refus d’un éditeur à qui Satoru vient de présenter son projet manga et ce dernier choisit de prendre les retours qui lui sont faits de façon trop personnelle. Plutôt que de se pencher sur les raisons de ce refus et sur la pertinence des remarques qui lui ont été adressées, il entre dans une phase asociale et se met à mépriser tout le monde, alors qu’il reproche cette même attitude à son interlocuteur. Je l’ai trouvé assez hypocrite, pour le coup, surtout quand il reproche sa bonne humeur à Airi, sa collègue à la pizzeria, sans jamais le lui dire ouvertement. Je peux comprendre les doutes qui l’assaillent, la peur de la critique, de l’échec, la lassitude de devoir se contenter d’un petit boulot alimentaire, mais le comportement de Satoru m’empêchait de compatir.

On entre pleinement dans l’action au cours de la scène suivante. Satoru nous explique son pouvoir de « rediffusion » alors qu’il se retrouve une minute en arrière pour empêcher un drame qu’il n’a pas encore identifié. Kei Sanbe a particulièrement bien géré la chose : on revit la scène aux côtés de son héros et on se surprend à scruter chaque case pour tenter d’imaginer d’où viendra le danger, le drame, et voir ensuite si l’on a vu juste. J’ai trouvé cette interactivité très prenante et originale !

Mais si Satoru s’isole tant du reste du monde et rechigne à côtoyer d’autres gens, c’est aussi parce que ces rediffusions lui valent souvent bien des mésaventures et cette occurrence n’y fait pas exception : il finit à l’hôpital. De ses blessures découlent alors toute une série de flashbacks, où un passé traumatique refait surface. Que s’est-il réellement passé lorsqu’il n’était encore qu’à l’école primaire ? Pourquoi toute la ville, y compris sa mère, s’est-elle évertuée à effacer le drame des mémoires ? On découvre le visage de certains camarades de classe de Satoru, décédés dans d’obscures circonstances. Kei Sanbe distille ces souvenirs au compte-goutte et plus on avance, plus on se pose de questions…

J’ai eu un peu de mal par moment avec les graphismes. Les traits de visage ne sont pas toujours très bons, en particulier chez les personnages féminins. La mère de Satoru a quasiment l’air d’avoir le même âge que lui, et Airi n’est franchement pas gâtée avec ses grands yeux maladroits et son nez trop envahissant. Les personnages enfantins ou masculins sont beaucoup plus expressifs et variés.

Il n’en reste pas moins que le final prend une tournure très inattendue et que les dernières cases assènent une véritable gifle au lecteur pour ne lui laisser qu’une idée en tête : se précipiter sur le second tome (… que je n’ai pas encore ! ARGH !).

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