30 ans, célibataire, un enfant, permis B — Isaac Frelon

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

● Titre : 30 ans, célibataire, un enfant, permis B
Auteur : Isaac FRELON
Date de Parution : 24 Novembre 2014
Éditeur : Éditions de la Reine
Nombre de Pages : 240
Prix : 16 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

« Toute la boîte la voulait, je l’ai donc voulue. Elle me laissait des semaines sans nouvelles, je l’ai donc aimée. Pourtant tout le monde le sait, on ne tombe jamais aussi bas que lorsque l’on tombe amoureux. Quand une fille vous appelle c’est mauvais signe, il y a les textos pour les « Sa va ? » ou les « tu fé koi se soir ? » ou autres messages codés qui signifient « Du sexe ce soir, ça te dit ? ». Mais quand elle vous dit « faut qu’on parle » c’est franchement inquiétant. Ils devraient relancer une campagne contre le sida à la télé, j’aurais peut être mis une capote. »

Par ce premier roman, Isaac Frelon nous offre le One Man Show d’un homme qui se livre complètement, pour le meilleur et pour le pire. Un homme qui refuse la suprématie des femmes sur les hommes… et l’inégalité des sexes. Cette façade cynique cache la douleur touchante d’un père et son combat pour son enfant.

⌧ CHRONIQUE ⌧

Un style particulier qui ne m’a malheureusement pas convenu.

Le thème et la couverture de ce roman avaient titillé ma curiosité, mais n’ont pas su retenir mon attention. Il me paraissait intéressant d’avoir le point de vue d’un papa sur un problème de garde, de découvrir ce qui se passe de l’autre côté sachant que la justice favorise la plupart du temps les mamans, même lorsque c’est totalement injustifié. Mais au final, j’ai l’impression que ce roman a surtout servi d’exutoire à son auteur.

Ce dernier médit davantage de son ex sans qu’on sache concrètement pourquoi (même si certains faits sont évoqués, le tableau est loin d’être complet) plutôt que de nous parler de son fils et du combat évoqué dans le synopsis. L’enfant censé être au cœur de l’histoire occupe finalement un rôle très secondaire, il est absent de la scène. Les anecdotes qui lui sont liées restent trop courtes pour émouvoir le lecteur et l’impliquer dans la souffrance du père. Il s’agit ici d’un témoignage et je ne nie en rien la difficulté de ce qu’Isaac Frelon a traversé. Ses blessures et les fêlures de son masque apparaissent régulièrement, mais la forme qu’il a choisie pour nous relater ses mésaventures ne m’a pas convenu. Il refuse d’être catalogué mais catalogue sans arrêt les autres. Et ce, dès les premières pages où il s’acharne mentalement sur un cadre lors d’un entretien d’embauche.

Ce même entretien d’embauche sert de base au récit (l’autre axe principal restant les plans-cul du papa). On le découvre séquence par séquence, le tout étant parsemé de multiples transgressions. Le style est confus et les chapitres très courts n’aident pas. Tout comme ces fois où l’auteur commence à nous parler de quelque chose pour mieux nous dire « On y reviendra plus tard. » la ligne suivante. Il passe régulièrement du coq à l’âne et j’ai parfois eu du mal à le suivre tant les transitions sont maladroites. Le langage est cru et le ton cynique, corrosif. J’aime beaucoup l’humour et le sens de la répartie du Dr House, mais j’ai trouvé ce one man show assez indigeste. Je tiens à l’égalité des sexes (dans les deux sens) et sais pertinemment qu’il y a du bon et du mauvais chez les hommes comme chez les femmes. Je ne me considère donc pas comme une féministe enragée engagée (sic), mais les remarques sexistes / machistes incessantes m’ont vite ennuyée. Même si Isaac Frelon est conscient de ses propres erreurs et ne s’affranchit jamais de son infidélité ni de ses aventures sans lendemain, on tourne en rond et on ne parvient même pas à savoir s’il faut prendre le tout au premier ou au second degré…

Il n’en reste pas moins que l’auteur fait de judicieuses remarques de société. C’est pertinent, sans concession, réaliste. Moi qui suis aussi née dans les années 80, j’ai souri aux références faites sur cette époque et me suis retrouvée sur certains points. Isaac Frelon a probablement couché ces mots sur le papier pour s’en libérer et j’espère sincèrement que cette forme d’écriture thérapeutique lui permettra d’aller de l’avant pour mieux profiter de son petit garçon.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s