Rouge Rubis, de Kerstin Gier

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

Saga : La Trilogie des Gemmes, Tome 1
Titre français : Rouge Rubis
Titre original : Rubinrot
Auteur : Kerstin GIER
Date de Parution : 10 Septembre 2014
Éditeur : Milan – Macadam
Nombre de Pages : 337
Prix : 13,90 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Gwendolyn est une ado comme les autres. Bon, d’accord, il lui arrive de voir des fantômes dans les couloirs de son lycée. Et puis, oui, c’est vrai, certains membres de sa famille peuvent voyager dans le temps. Mais aucune famille n’est parfaite ! D’ailleurs, Gwendolyn ne se sent pas vraiment concernée. C’est sa cousine qui est censée développer cette capacité.
Sauf qu’un jour, Gwen est prise de vertiges et s’évanouit. Quand elle se réveille, tout semble bizarrement vieux. Comme si elle avait débarqué dans un autre siècle…

⌧ CHRONIQUE ⌧

La saga « Rouge Rubis » fait parler d’elle depuis maintenant plusieurs années, mais je ne m’y étais encore jamais essayé. Alors, quand Milan Macadam a réédité le premier tome à l’occasion de la sortie du film en DVD, j’en ai profité pour sauter le pas. Ce n’est pas un coup de cœur, mais je comprends assurément l’engouement autour des aventures de Gwendolyn. Je ne dois pas non plus être la seule à réagir de cette manière puisque le titre part régulièrement en réimpression depuis septembre. C’est plutôt bon signe !

La narration est légère, fluide et pleine de vie. Gwendolyn vit dans un milieu favorisé, avec sa grand-mère, sa grand-tante, sa tante, sa cousine, sa mère, son frère et sa sœur. Sans compter les domestiques. Une belle et grande famille, où ne règne malheureusement pas toujours l’harmonie. En effet, le monde tourne autour de Charlotte, la cousine, censée avoir hérité du gène du voyage dans le temps. Tous sont aux petits soins avec elle, à guetter les symptômes précédant le premier saut. Tous sauf Gwendolyn et sa famille au sens strict, qui – même s’ils se sentent parfois exaspérés par ces comportements – se plaisent parfaitement dans leur normalité. Une normalité toute relative pour Gwendolyn qui converse régulièrement au lycée avec un fantôme d’une autre époque et qui s’est ainsi taillé une réputation un peu excentrique. Elle n’est ni populaire ni rejetée, une adolescente comme tant d’autres qui collectionne les soirées DVD avec sa meilleure amie Leslie et en est encore à se demander si elle trouve les garçons intéressants ou tous dégoûtants.

L’équilibre pittoresque de la famille Montrose-Shepherd est cependant mis à mal lorsque le destin élit Gwendolyn à la place de Charlotte, alors que contrairement à cette dernière, elle n’a absolument pas été préparée à ce qui l’attend… Elle est cependant accompagnée dans ses sauts temporels par Gideon, son équivalent dans la branche masculine des voyageurs, mais les tensions se multiplient entre elle et les de Villiers aussi sûrement que leur ancêtre commun (qu’ils partent rencontrer dans le passé) semble comploter quelque chose au nez et à la barbe à la fois de ses descendants et de ses ascendants.

Kerstin Gier pose son univers avec brio, jonglant habilement entre drame et humour, naïveté et manipulation. J’ai attendu une scène bien précise tout au long de ce premier tome, mais quand elle est enfin arrivée, l’auteur – en bonne sadique – a contrecarré mes plans ! Le concept a été travaillé et repensé dans son intégralité ; cela se sent rapidement car toutes les questions que l’on pourrait se poser sur le gène trouvent naturellement leurs réponses au moment le plus opportun. J’ai également beaucoup apprécié que ces sauts soient incontrôlés sans l’utilisation du chronographe et que les élus doivent élapser pour garder un quotidien un tant soit peu normal.

Les scènes ayant lieu dans le passé sont très prenantes, colorées et rocambolesques. Ce premier tome n’entre pas encore dans le vif du sujet. Il nous présente les enjeux cachés, les liens et les conflits entre les différentes familles et les époques-clés dans la généalogie de chacune. Kierstin Gier sème l’air de rien tout un tas de petites graines qui font s’interroger le lecteur sur la suite des événements et réfléchir sur le paradoxe temporel. Elle a l’art et la manière de brouiller les pistes pour maintenir notre intérêt sans nous frustrer. La suite promet d’être passionnante et riche en rebondissements !

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3 réflexions sur “Rouge Rubis, de Kerstin Gier

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