Harfang — Aurore

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

● Titre : Harfang
Auteur : AURORE
Date de Parution : 04 Juin 2014
Éditeur : Delcourt
Nombre de Pages : 128
Prix : 16,95 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

À quelques jours de leur mariage, Lynette et Bran partent se promener en forêt. Le rendez-vous amoureux tourne rapidement au cauchemar quand leur route croise celle d’une terrible sorcière qui transforme les jeunes innocentes en oiseaux pour les mettre en cage. Lorsque Lynette est victime du sortilège, son bel amant est bien décidé à tout faire pour la sauver. Quel qu’en soit le prix…

⌧ CHRONIQUE ⌧

J’ai découvert le travail d’Aurore il y a dix ans de cela, à travers sa bande-dessinée « Pixie » parue entre 2004 et 2007. Et j’étais on ne peut plus ravie de remettre le couvert !

Harfang est une réécriture d’un conte de Grimm. L’influence manga confère au coup de crayon d’Aurore une ambiance visuelle unique et envoûtante, et se mêle parfaitement aux décors et vêtements à mi-chemin entre culture d’Asie centrale et de Chine. La mise en couleur privilégie des pastels tout en douceur et les détails foisonnent. En bref, c’est un véritable régal pour les yeux !

Je suis malheureusement plus mitigée sur l’histoire en elle-même. Déjà par l’usage de « chibi ». Ce look caricatural donné aux personnages dans de nombreux manga pour accentuer les passages humoristiques est très mignon et réussi, mais même si cela souligne la complicité régnant entre nos deux jeunes amoureux, Lynette et Bran, j’ai trouvé que cela venait gâcher toute l’intensité du drame en cours. Au point où l’on ne sait pas trop si l’auteur avait pour but de nous émouvoir ou de nous faire rire… Les deux genres ne sont bien sûr pas incompatibles, l’humour permet parfois d’alléger une ambiance trop sombre… mais il aurait fallu ici des transitions un peu moins marquées. La fin est amenée de façon précipitée et maladroite ; elle ne m’a pas du tout convaincue.

Les références à d’autres œuvres-cultes sont nombreuses (Bride Stories, Dragon Ball, Kenshin le Vagabond, Princesse Mononoke) mais font quelque peu perdre son identité à Harfang

Viennent ensuite une vingtaine de pages de bonus divers et variés, nous présentant – entre autres – le conte d’origine, le making-of de la bande-dessinée, des strips en 4 cases (qui m’ont beaucoup amusée) et des illustrations à tomber par terre ♥

Je ne cacherai pas que la trame narrative ne m’a pas convenu, et pourtant, je ne regrette en rien cette lecture. Les dessins d’Aurore sont toujours aussi soignés et valent clairement le détour. Il ne me reste plus à présent qu’à dépoussiérer les quatre tomes de « Pixie » pour les chroniquer, histoire de compléter le tableau en bonne et due forme !

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