Qui es-tu, Alaska ? de John Green

qui es-tu alaska⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

● Titre français : Qui es-tu, Alaska ?
Titre original : Looking for Alaska
Auteur : John GREEN
Date de Parution : 18 Juin 2015
Éditeur : Gallimard Jeunesse
Nombre de Pages : 399
Prix : 19,90 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Miles Halter est fasciné par les dernières paroles célèbres et impatient de quitter sa vie protégée dans le cocon familial. Il part en pensionnat en quête de ce que Rabelais, mourant, appelait son «Grand Peut-être».
Beaucoup de découvertes attendent Miles à Culver Creek, notamment Alaska Young. Intelligente, drôle, écorchée et mortellement sexy, Alaska va attirer Miles dans son labyrinthe et le propulser dans le Grand Peut-être.

⌧ CHRONIQUE ⌧

Intrigue ∎∎∎∎ Rythme ∎∎∎∎∎ Créativité ∎∎∎∎∎
Écriture ∎∎∎∎ Personnages ∎∎∎∎ Sentiments ∎∎∎∎∎

Il s’agit du premier roman de John Green, ici réédité en version collector pour célébrer les dix ans depuis sa sortie. Pour l’occasion, Gallimard nous offre une couverture en dur de couleur rouge, avec une jaquette sobre et élégante. Le tout agrémenté de différents bonus comme une préface de l’auteur lui-même, les différents jets d’une scène-clé du roman et une série de questions-réponses les plus courantes autour de l’univers de Qui es-tu, Alaska ?. Comme John Green nous l’apprend dans la préface, le roman est bâti sur un schéma symétrique. Il y a un « avant » et un « après » ; l’événement servant de point pivot intervient en plein milieu du livre. Cette construction est pour le moins originale, et bien qu’étudiée, elle ne vient jamais dénaturer l’histoire.

Miles Halter préfère les biographies aux œuvres de fiction et collectionne les dernières paroles de gens célèbres. Il ne supporte plus son lycée en Floride où il ne parvient pas à se faire d’amis. Tout lui semble désespérément plat et sans saveur. Comme beaucoup d’adolescents de son âge, il est en quête d’aventures et de son moi profond. De « son Grand Peut-être », comme il l’appelle. Son père lui a souvent parlé du pensionnat en Alabama où il a étudié étant jeune, et c’est tout naturellement vers celui-ci que Miles se tourne pour changer de vie. À peine y a-t-il posé ses bagages qu’il fait la connaissance de Chip dit « le Colonel », le garçon avec qui il va devoir partager sa chambre pour l’année scolaire à venir.

Ce dernier le met vite à la lettre, lui indiquant les différents clans parmi les élèves, lui expliquant comment contourner certains points du règlement (même si la vie sur le campus se révèle assez permissive) et l’affublant du surnom « le Gros » par pur esprit de contradiction, vu que Miles est plutôt du genre chétif. À cet étrange duo se joint Alaska, une fille brute de décoffrage, qui fume autant qu’elle aime lire et est sujette à de constantes sautes d’humeur. D’autres personnages comme Takumi et Lara feront leur apparition mais resteront très secondaires. Ils sont de ce fait moins approfondis, ce côté superficiel transparaissant plus nettement chez les weekendeurs, ces élèves qui rentrent chez eux en fin de semaine et qui sont donc forcément des fils à papa ne pensant qu’à l’argent et à la popularité. L’intrigue se focalise sur les liens unissant Miles, Chip et Alaska qui vont nous offrir un joli lot de blagues farfelues et de plans foireux. Sans négliger les cours qui eux se concentreront autour des leçons d’Histoire des religions. Occasion idéale pour amorcer un travail de réflexion autour de la vie après la mort et du pardon.

John Green ne se contente pas d’une succession de tranches de vie en internat. Il nous parle des limites parfois floues entre amour et amitié, des familles avec tout ce qu’elles apportent de bon ou de mauvais. Il y évoque avec sensibilité le mal-être de certaines personnes et leurs façons de s’en détacher pour trouver la force d’affronter le lendemain tout en s’enfonçant inexorablement dans la démesure et la culpabilité. L’auteur nous laisse assister à la naissance d’un nouveau Miles, qui va voir son cocon imploser en plein milieu de sa métamorphose. Il construit son personnage principal pour mieux le fractionner ensuite. Il a su prendre des risques à bien des égards avec ce roman, mais il est difficile d’en dire davantage sans révéler ce fameux point central où tout va basculer et qui en fait tout l’intérêt. J’ai tourné les pages avec de plus en plus d’ardeur et d’appréhension au fur et à mesure que le compte à rebours en tête de chapitres approchait du zéro fatidique.

Si vous avez apprécié Nos Étoiles Contraires, nul doute que ce tout premier roman de John Green saura vous conquérir !

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