Echoes, T1 — Kei Sanbe

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧
 夢で見たあの子のために

Titre français : Echoes – Tome 1
Rōmaji : Yume de Mita Ano Ko no Tame ni
Auteur : Kei SANBE
Date de Parution : 09 Mai 2019
Éditeur : Ki-oon
Nombre de Pages : 224
Prix : 7,90 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Senri est l’unique rescapé d’un massacre qui a emporté toute sa famille. À cinq ans, il a été retrouvé seul au milieu des cadavres de ses deux parents assassinés. Kazuto, son jumeau, a quant à lui été kidnappé puis tué. Depuis, le meurtrier reste introuvable…

13 ans plus tard, la colère de Senri ne s’est toujours pas apaisée. Et pour cause : Kazuto et lui étaient plus que des frères. Douleur, peur… les émotions de l’un étaient ressenties par l’autre, parfois accompagnées de visions pendant les pics d’angoisse. Senri a donc vécu le calvaire de son jumeau comme si c’était le sien. Son seul indice pour retrouver l’assassin, des cicatrices sur le bras du coupable, entraperçues à travers les yeux de Kazuto… Alors le jour où il voit par miracle à la télé un homme avec les mêmes stigmates, son sang ne fait qu’un tour : il tient sa vengeance !

⌧ CHRONIQUE ⌧

Dès les premières pages, Kei Sanbe nous plonge dans l’horreur. En quelques cases à peine, il parvient à retranscrire l’intensité du drame vécu par Senri. Un petit garçon de cinq ans, prostré entre les corps de ses parents sauvagement assassinés. Treize ans plus tard, Senri traîne dans les toilettes de son lycée. Il effectue un geste assez particulier sur le miroir après s’être lavé les mains, un geste esquissé à plusieurs reprises dans le manga, chaque fois sur une surface réfléchissante. Je doute qu’il soit anodin et j’élabore déjà des hypothèses sur sa signification. Sûrement en lien avec son frère jumeau, enlevé par le meurtrier le jour du drame et tué à son tour peu de temps après.

Le mangaka jongle entre ces deux périodes sans jamais nous perdre : le présent où on renoue avec un Senri violent et torturé, qui monte arnaque sur arnaque pour se faire de l’argent, sans remords ni regrets. Et le passé où on découvre la vie de Senri avant le massacre, une vie tout sauf facile où son lien avec son frère Kazuto constituait le seul véritable repère. Kei Sanbe nous révèle en parallèle une partie de l’enfance d’Enan, qui semble être la seule amie de Senri au jour d’aujourd’hui et qui a connu bien des galères elle aussi. Ils se sont connus au sein d’un foyer pour enfants où Enan vit encore tandis que Senri a été recueilli par ses grands-parents.

On reconnaît le style de Kei Sanbe dès les premières pages. Son character design peut ne pas plaire, puisque comme je l’avais soulevé dans « Erased », les traits de visage sont assez simplistes et ceux des personnages féminins frôlent la maladresse avec ces lèvres énormes et ce crayonné particulier. Mais c’est un point sur lequel il convient de passer outre, parce qu’il a un vrai talent de narration.

De sa manière de dépeindre son héros, on comprend vite que Senri n’est pas un mauvais garçon. Oui il est bagarreur, magouilleur, il rêve de vengeance et n’hésite pas à se lancer à la poursuite du meurtrier quand il aperçoit une cicatrice similaire à la sienne lors d’un reportage télévisé local. Mais on devine à travers ses souvenirs avec Enan ou ses petites attentions envers ses grands-parents qu’il est bien plus que l’image qu’il donne de lui-même. Enan tente tant bien que mal de le préserver de ses comportements autodestructeurs mais Senri s’entête à ne voir en lui-même que ses démons.

On retrouve dans « Echoes » comme dans « Erased » une dimension fantastique puisque les jumeaux partageaient une empathie hors du commun. Chaque fois que Kazuto était malmené, Senri sentait dans son corps les coups qui pleuvaient sur l’autre. Et il voyait à travers les yeux de son frère quelques secondes avant les explosions de douleur. Ce qui lui a d’ailleurs donné cet indice de la cicatrice sur l’avant-bras du criminel.

Ce tome se veut introductif : il plante le personnage principal, en ébauche quelques autres, oscille entre passé et présent pour semer des pistes et guider Senri dans sa soif de justice. Il ne s’y passe pas encore grand-chose mais Kei Sanbe nous tient malgré tout en haleine. L’ambiance est sombre et torturée, typique des bons thrillers, j’ai mordu à l’hameçon et me suis sentie frustrée que ce premier tome se termine déjà quand j’aurais voulu en savoir tellement plus. Le mangaka prend le temps de tisser sa toile ; c’est un point appréciable qui rend ce premier tome très prometteur !

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