Struck — Chris Colfer

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

● Titre français : Struck
● Titre original : Struck by Lightning
Auteur : Chris COLFER
Date de Parution : 16 Mai 2013
Éditeur : Michel Lafon
Nombre de Pages : 302
Prix : 15,95€

⌧ SYNOPSIS ⌧

Clover, c’est l’enfer sur terre. Et c’est dans cette ville perdue au milieu de nul part que Carson est coincé avec sa mère, une déglinguée sous médocs. Il n’a qu’une chose en tête : s’échapper de là au plus vite pour l’université de Northwestern, et commencer une brillante carrière de journaliste. Seulement, pour y être admis, il doit créer un magazine littéraire.
Vaste entreprise que de motiver ses camarades qui ne s’intéressent qu’à l’écriture de textos ! Une seule solution pour les impliquer dans le projet : le chantage. Qu’arriverait-il si le beau gosse du lycée apprenait que sa petite copine pom-pom girl couche avec le coach dans son dos ? Ou que la première de la classe n’hésite pas à envoyer des photos d’elle nue à n’importe qui sur Internet ? Mais à force de jouer les corbeaux, Carson risque de se brûler les ailes…

⌧ CHRONIQUE ⌧

Mon avis pourrait paraître contradictoire, et pourtant les faits sont là : j’ai passé un bon moment avec ce roman, mais ne peux pas non plus l’encenser.

Il se présente sous la forme du journal intime d’un lycéen en dernière année. Carson Phillips vient de remplir son dossier pour une seule université (et on sait combien ce genre de petit jeu peut être dangereux au vu du fonctionnement des fac’ américaines). Mais qu’importe, ce jeune homme est tellement sûr de lui que Northwestern va lui répondre avant même le délai habituel de traitement. Parce que c’est lui et qu’il le vaut bien. Son côté arrogant et condescendant est tout de même compensé par la vie qu’il a connue jusqu’ici : des parents qui se disputaient du matin au soir avant de se résoudre (unilatéralement) au divorce, un grand-père décédé, une grand-mère souffrant d’Alzheimer… et la situation a encore empiré, au final, après la séparation. Son père a disparu de la circulation et sa mère se réfugie dans l’alcool et les antidépresseurs. Carson gère le journal de l’école avec des élèves qui préféreraient nettement être ailleurs, et son atelier d’écriture est déserté depuis toujours. Son comportement n’encourageant pas non plus les amitiés, il est isolé sur tous les tableaux. Mais il n’en reste pas moins un battant ; ses rêves et ambitions le poussent à l’excellence et à la persévérance, et on lui doit bien quelques compliments à ce sujet.

Pour que son dossier à Northwestern ait plus de poids, il doit cependant présenter un projet plus pertinent que la gestion d’un journal de lycée. Il opte pour un magazine littéraire qui regroupera les textes de ses petits camarades. Sauf qu’avec son manque total de popularité, cumulé au désintérêt des jeunes pour l’écriture, le projet prend l’eau à peine né dans son esprit. Il n’a donc plus d’autres choix que de faire chanter les mascottes de l’établissement. Même s’il se questionne sur ses résolutions (comme de savoir s’il a le droit de faire ce genre de choses quand bien même ses victimes l’ont toujours détesté et jamais épargné), il garde le cap, envers et contre tout. C’est là que le bât blesse. Il faisait chanter bon nombre de personnes, dont un professeur, ces derniers avaient à mes yeux plusieurs possibilités de le faire céder le premier. Et tant de scandales précisément sur les gens dont il avait besoin ne relèvent plus du hasard ou de la coïncidence.

Le scénario est superficiel, cliché, téléphoné, mais deux éléments m’ont tout de même permis de passer un bon moment avec cette lecture :

L’humour, à prendre au troisième degré, sarcastique et cynique comme je l’aime. Carson est désabusé et amer alors qu’il n’a même pas encore atteint l’âge adulte, mais on sent que oui, il en a dans le crâne. C’est un garçon qui se cherche encore et qui sent que pour se trouver, il devra quitter sa ville natale et s’éloigner de sa mère toxique… et il ne mâche pas ses mots pour le faire savoir !

— Sa relation avec sa grand-mère, réellement attendrissante. Il est le seul à continuer de lui rendre visite malgré une maladie qui bien souvent l’empêche de reconnaître son petit-fils. Il lui est profondément attaché et va lui raconter sa vie tous les jours pour profiter du temps qu’il leur reste.

J’avoue avoir pouffé à plusieurs reprises face aux réparties de Carson et été tout aussi touchée par sa fidélité envers les gens qu’il aime. Son côté ‘rentre-dedans’ est d’ailleurs sûrement une façade pour protéger cette sensibilité. La fin est terriblement ironique : attention à vous si vous êtes allergique à l’humour noir !

Un héros aussi attachant qu’agaçant, un scénario léger – dans sa construction et pour son côté humoristique, mais un humour assez particulier à l’image d’un apprenti Dr House. La trame n’est pas assez complexe, parfois même caricaturale, mais lisez ce roman en gardant l’aspect divertissant et troisième degré bien en tête, et vous devriez passer un bon moment ! 

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