Pas Touche à Charly !

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

Titre : Pas Touche à Charly !
Auteur : Mymi DOINET
Illustrateur : Glen CHAPRON
Date de Parution : 05 Avril 2013
Éditeur : Nathan – Premiers Romans
Nombre de Pages : 43
Prix : 5,60 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Une journée d’hiver. Le chien Bilal vit sous un pont de Paris avec son ami Gustave, horloger au chômage. Mais voilà que la police embarque Gustave. Le labrador connaît sa mission : plus que jamais, c’est à lui de protéger Charly, l’autre fidèle compagnon de son maître….

⌧ CHRONIQUE ⌧

Ce petit livre m’a étonnée. D’abord parce que le thème abordé n’est pas facile à traiter ; encore plus quand l’ouvrage est destiné à un jeune public comme ici.

Suite à un licenciement économique, Gustave a tout perdu. Il ne lui reste plus qu’un sac de couchage, son chien Bilal, et Charly. Qui est Charly ? C’est là tout le mystère ! Gustave en parle comme s’il s’agissait d’un être vivant, mais on ne l’entend pas parler, ni ne le voit bouger. On suit les traces de ce trio insolite sous les ponts, dans les rues de Paris, au pied de la Tour Eiffel. Un quotidien difficile, des nuits harassantes dans le froid de l’hiver, mais le bonheur de ne pas être complètement seul. Une descente de police va venir changer la donne et bouleverser l’unité de notre courageux petit groupe.

Gustave est un homme d’âge mûr, l’exemple-même du sans-abri qui n’a pas choisi de vivre ainsi. Il garde l’espoir de s’en sortir et se raccroche à Bilal et Charly en attendant des jours meilleurs. Il nous parle des centres d’hébergement, des organismes d’aide alimentaire et de leurs bénévoles, du regard que la société porte sur lui, à travers les yeux d’une enfant et de sa mère. Le sujet est traité avec pudeur et ne fait pourtant pas de concession. Mymi Doinet nous montre les difficultés qu’affrontent ces gens qui ont tout perdu, et ce qu’on peut faire pour eux, sans forcément devoir mettre la main au portefeuille.

Les illustrations sont dans la même veine que le récit. Pleines de compassion, de douceur et de compréhension. Sans pitié ni jugement. J’ai trouvé formidable que Glen Chapron soit parvenu très naturellement à alimenter le jeu de cache-cache de l’auteure au sujet de Charly. Vous ne connaîtrez ainsi son identité réelle qu’à la fin du récit, et cela vous arrachera probablement comme à moi un petit sourire attendri !

Personne n’est à l’abri de subir les mêmes mésaventures que Gustave et il est important de ne pas mépriser ces gens dont on ne connaît pas les douleurs, le passé. Cette tragédie peut frapper n’importe qui. Ce petit roman lance un bel appel à la tolérance et aux petites attentions, car c’est en éduquant les plus jeunes générations que certains torts sont plus facilement redressés.

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