Le Joyau, T1 — Amy Ewing

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

● Titre français : Le Joyau, tome 1
Titre original : The Lone City, book 1 : The Jewel
Auteur : Amy EWING
Date de Parution : 18 Septembre 2014
Éditeur : Robert Laffont – Collection R
Nombre de Pages : 452
Prix : 17,90 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Le Joyau, haut lieu et cœur de la cité solitaire, représente la richesse, la beauté, la royauté.
Mais pour une jeune fille pauvre comme Violet Lasting, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n’importe laquelle : Violet a été formée pour devenir Mère-Porteuse. Car dans le Joyau, le vrai luxe est la descendance…
Achetée lors de la Vente aux Enchères par la Duchesse du Lac, Violet – le lot 197, son nom officiel – va rapidement découvrir la réalité brutale qui se cache derrière l’étincelante façade du Joyau. S’exercer à la cruauté, à la trahison et aux coups bas est la distraction favorite de la noblesse. Violet doit accepter son sort et tâcher de rester en vie.
C’est pourtant dans ce sinistre quotidien qu’elle tombe amoureuse d’un séduisant garçon, loué pour servir de compagnon à la nièce aigrie de la Duchesse. Cette relation interdite vaudra aux jeunes amants d’affronter les plus grands des dangers…

⌧ CHRONIQUE ⌧

Violet n’avait pas grand chose dans la vie : elle vivait dans le quartier le plus extérieur au Joyau, cœur de la cité solitaire, et aussi le plus démuni. Son père était mort et sa mère avait de plus en plus de mal à subvenir seule aux besoins de sa famille. Violet était destinée à se tuer à la tâche, soit du côté des usines, soit de celui des fermes. Mais elle était libre et heureuse aux côtés de ses frère et sœur. Malheureusement, un simple test sanguin a fait basculer sa vie peu après ses douze ans ; elle présente la mutation génétique à l’origine du développement des Augures. Les pouvoirs que cela lui confère font d’elle une parfaite mère porteuse pour la royauté qui se meurt à petit feu. Elle est alors arrachée à sa famille et emmené dans un institut pour y être éduquée et conditionnée. Quatre ans plus tard, elle est vendue aux enchères sans le moindre égard pour ce qu’elle est.

L’atout majeur de ce premier tome est la question de la déshumanisation des mères porteuses. On les emmène dans le Joyau sans jamais leur demander leur avis, on leur prend leur identité en les appelant par un numéro de lot plutôt que par leur prénom, elles n’ont bientôt plus le droit de parler en public et toute forme de réticence ou de rébellion est lourdement sanctionnée. Elles sont considérées comme de simples meubles : on les insémine, on récupère l’enfant et on les relègue au placard à tout jamais sans jamais les rendre à leur famille. Même si les fers sont remplacés par une laisse et un collier en satin, on nage en plein esclavage. Ces jeunes filles sont là pour servir, nul besoin de s’enquérir de leurs rêves et envies, de leur caractère, de leur personnalité.

Violet n’a jamais voulu être séparée des siens, la vie dans le Marais lui convenait, mais elle va découvrir à quel point la réalité est encore pire que ce qu’elle s’était imaginé. Car au-delà de porter un enfant qui n’est pas le sien, elle va se retrouver plongée en plein cœur des manigances aristocratiques. Sa maîtresse a de hautes ambitions pour son enfant à venir et n’hésite pas à ouvrir les hostilités, mais tout en délicatesse. Les nobles portent tous un masque de bienséance, mais ce qui se cache derrière donne des frissons dans le dos. Certains complots allant jusqu’au meurtre ou aux expérimentations sur l’être humain, Violet ne peut que s’inquiéter sur ses chances de survie.

Ce premier tome est loin d’être parfait. Le synopsis laisse supposer de l’action à travers les liens que Violet va tisser avec Ash, un domestique dont la condition se rapproche fort de la sienne. Mais cette donnée n’arrive que vers la fin. Avant ça, l’intrigue n’est qu’une succession de séances d’essayage, de dîners formels et de réceptions somptueuses où l’hypocrisie est de mise. Des alliances se font et se défont au gré de promesses de mariage et de querelles de voisinage. Le contexte est assez plat puisque concrètement, il ne se passe rien. L’univers est complètement occulté : la cité solitaire occupe la surface d’une île protégée des eaux par un mur. Qu’en est-il de l’origine de cette montée du niveau de la mer ? Qu’en est-il surtout du reste du monde ? Amy Ewing ne nous laisse aucun indice…

Un petit détail oublié m’a également gênée :

Pour en savoir plus, surligner le passage entre les deux barres étoilées
– ATTENTION – Risque de spoilers !

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Violet était vierge en arrivant dans le Joyau, elle subit de nombreux examens gynécologiques, mais lorsqu’elle saute le pas avec Ash et est inséminée quelques jours plus tard, le médecin ne voit bizarrement aucun changement au niveau de l’hymen.

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À mes yeux, les similitudes avec le premier tome de la saga « Le Dernier Jardin » de Lauren DeStefano sont trop nombreuses et je n’ai pas pu me détacher de cette impression de réchauffé. L’ensemble reste pourtant agréable à parcourir, grâce au joli panel de personnages. J’ai adoré Annabelle la petite servante muette, Garnet le noble fils débauché, Ash et ses douleurs secrètes, tout comme l’intrigue nouée autour de Raven. Même la maîtresse de Violet reste intéressante à découvrir à travers ses changements d’humeur. Ce premier tome n’est pas un livre qui marquera les esprits, mais il donne tout de même envie de poursuivre la saga. Surtout avec ce final qui annonce un grand bouleversement dans la vie de Violet… j’ai vraiment envie de croire que ces petits défauts seront gommés par la suite !

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