Le Signe de K1, T1 — Claire Gratias

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

Saga : Le Signe de K1, Tome 1
Titre : Le Protocole de Nod
Auteur : Claire GRATIAS
Date de Parution : Mars 2011
Éditeur : Syros JeunesseSoon
Nombre de Pages : 311
Prix : 16,50 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

Début du XXIVe siècle. Le niveau des eaux a considérablement monté à la surface du globe. Réduite à une dizaine de milliers d’habitants, la population de la Terre s’est réfugiée dans les Hauts Monts du Karakoram. Alors que l’humanité menace d’être emportée par un nouveau Déluge, vingt-deux Pionniers et leurs familles sont enrôlés pour un voyage dans le temps qui les ramènera en 2020.
Kane Adamsohn, sa femme Lilian et leurs deux enfants, Kali et Tsilla, font partie de ces volontaires qui ont accepté de s’intégrer discrètement à la population pour préparer l’exode des survivants. Nom de code de la mission: « Le Protocole de Nod ».

⌧ CHRONIQUE ⌧

1er tome d’un diptyque que j’avais hésité à acheter pour ne plus le retrouver en librairie ensuite, j’ai donc été ravie de tomber dessus par hasard en médiathèque !

Le prologue plante le décor d’un monde futuriste dont les derniers sommets sont en passe de se noyer sous des pluies torrentielles. Les survivants sont d’une humeur à l’image de la météo et on les comprend bien… Aucune perspective d’avenir, ni même aucune garantie que les derniers remparts tiennent encore longtemps… Le projet fou d’un voyage quantique voit enfin le jour et nous voilà propulsés dans le sud-ouest de la France de 2020. Ce brusque changement m’a un peu dérangée dans un premier temps, car on perd de vue la famille présentée dans le prologue, et ce pendant un bon nombre de pages. Je me suis demandée pourquoi l’auteure avait pris tant de soin à en mettre les membres en avant pour ensuite totalement les éclipser… pendant si longtemps. Heureusement, les deux groupes de personnages finissent par se rejoindre. Je suis pourtant à l’aise avec ces changements de trame grâce aux romans de Dean Koontz, mais j’avoue avoir un peu été gênée pour celui-ci.

Autres petits points noirs :

Les dialogues « mécaniques », qui ont par moment un côté trop « documentaire ». Ça manque un peu de naturel, surtout dans la bouche d’adolescents.

— Les anglicismes inutiles étant donné que l’action se passe dans une France pas si lointaine. Les « Oh my God » ou les « Sorry » des héros passaient encore, j’avoue y avoir moi-même recours en papotant sur le web. Mais le système de classification de la population donne quelque chose d’au final assez ridicule…

On y trouve les gens normaux, les X-Cases (toute ressemblance avec les X-Men n’est à mon avis pas fortuite), les Bads (équivalent des jeunes délinquants) et les Super Bads (les délinquants récidivistes, que l’on peut traduire par « Super Méchants »). Ça casse un peu le mythe, je trouve… J’avais plus envie de sourire que de frémir chaque fois que je voyais « SB ».

Et c’est dommage, car même si l’intrigue ne réserve guère de surprises, l’action est bien menée et les personnages sont attachants. Cette société française où l’élitisme scolaire est poussé à l’extrême m’a paru intéressante. Cinq jours d’absence dans l’année et vous êtes mal barré(e). Les élèves sont poussés à l’excellence, peu importe les conséquences, et on écarte gentiment tous les jeunes « hors-normes », qu’ils soient ou non des éléments perturbateurs pour les autres têtes blondes. Écartés dans un établissement qui fait plus penser à un camp militaire qu’à une réelle chance de se réinsérer parmi leurs anciens camarades de classe, ils sont coupés de tout et de tout le monde. Certains l’ont cherché, d’autres pas. Ils sont juste différents.

Mais on peut comprendre l’origine d’un tel système quand on voit les problèmes actuels dans l’Éducation Nationale : des jeunes désintéressés, un absentéisme fulgurant, des professeurs malmenés par élèves et parents,… Ce roman dénonce aussi de façon pertinente certains aspects de notre société qui tend à uniformiser les populations, à instaurer une sorte de moule dans lequel on doit se fondre au mieux pour être bien vus par notre entourage et respectés par les autres.

Les événements s’enchaînent bien, même si je me demande encore où veut en venir Tubal-K, le président du futur, avec son Protocole de Nod et cette histoire d’épidémie. Un certain nombre de zones restent obscures et je vais donc attaquer le second tome sans plus tarder pour découvrir tous les tenants et aboutissants de cette histoire pour le moment agréable mais qui ne marquera probablement pas mon esprit.

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