Sous l’ombre des étoiles — Thomas Geha

⌧ FICHE TECHNIQUE ⌧

Saga : Planètes Pirates – Tome 0
Titre : Sous l’ombre des étoiles
Auteur : Thomas GEHA
Date de Parution : 02 Décembre 2013
Éditeur : Rivière Blanche
Nombre de Pages : 198
Prix : 17 €

⌧ SYNOPSIS ⌧

La guerre entre Salamandres et Humains a pris fin. À la suite d’une dernière bataille épique, Kee Carson, tireur d’élite à bord du Templier, s’échoue sur une planète insignifiante, Seinbeck. Resté deux siècles en hibernation, il s’y éveille et apprend qu’Humains et Salamandres, descendants des naufragés, ont fini par s’allier en tribus nomades pour faire face à une menace mutuelle : les indigènes de ce monde.
Dans le clan qui l’adopte, Carson fait la connaissance de Sirval, un salamandre qu’il déteste aussitôt. Difficile pour lui d’oublier ses années de guerre qui l’ont séparé de sa famille et de sa planète natale. Mais bientôt, contaminé par Mari-Ou, guide de la Tribu de l’Espace, et Poing de Verre, un géant rouquin devenu son meilleur ami, il commence à changer… Kee sait qu’un retour en arrière est impossible : il doit s’adapter à son nouveau monde, sous l’ombre des étoiles…

⌧ CHRONIQUE ⌧

Le roman s’ouvre sur les derniers instants de Kee à bord du Templier. Après un énième conflit avec les Salamandres, c’est la débâcle dans les deux camps. Blessé, le tireur d’élite parvient tout de même à atteindre une capsule d’évacuation, où il se place en cryogénisation pour soigner sa blessure à l’aine. Malheureusement pour lui, il n’en ressortira que 250 ans plus tard…

Le choc est rude pour Kee, à son réveil. D’une nation si avancée qu’elle était partie à la conquête des étoiles, formait des colonies et prospérait à travers les galaxies, il se retrouve parmi les descendants des survivants de la grande bataille ayant vu s’écraser le Templier sur une petite planète isolée, Seinbeck. Des descendants organisés en tribus limitées pour ne pas attirer l’attention des indigènes qui leur sont hostiles. La pilule est d’autant plus amère à avaler pour Kee qu’au fil des ans, les humains se sont alliés aux Salamandres, leurs ennemis mortels d’hier, pour pouvoir faire face aux attaques des Seinbecks.

Loin de sa planète natale et des siens, dans le temps comme dans l’espace, Kee doit reconstruire sa vie de A à Z. Dans un premier temps, j’avoue avoir trouvé le personnage très détaché de tout, et de ce fait, je me sentais un peu dans la même position face à l’intrigue. L’aventure était agréable à suivre, mais j’y restais extérieure. Je ne la vivais pas. Mais petit à petit, Kee gagne en profondeur et on le voit plus démonstratif. Un homme apparaît derrière le guerrier. Malgré un profond conditionnement militaire qui lui vaut bien des déboires avec Sirval, le Salamandre de la tribu l’ayant accueilli, Kee s’accommode de mieux en mieux à son existence nomade, à la technologie inexistante. Il part à la découverte de sa nouvelle patrie, et la faune dépeinte ici est aussi fascinante et imaginative que la flore. J’avais l’impression d’être une pionnière aux côtés de la Tribu de l’Espace ; le dépaysement était total !

Mais ce qui fait aussi la richesse de ce texte, c’est l’ambiance très chaleureuse qui y règne malgré l’adversité. La Tribusade, une fête annuelle où toutes les tribus se réunissent autour des vestiges des anciens grands vaisseaux humains et salamandres, va marquer un tournant décisif dans la vie de Kee… immédiatement suivi d’un nouveau drame.

L’ancien tireur d’élite voit alors l’envers du décor. Il appréhende la position des Seinbecks, qui ressemble finalement beaucoup à celle des Hommes sur certaines colonies. Où fixer la limite entre la solidarité qui pousserait les Seinbecks à aider les Naufragés et la peur, la colère, d’être ainsi envahi sans rien n’avoir à y redire ? D’homme libre en esclave, de résignation en rébellion, Kee va se faire des alliés aussi inattendus qu’il se fera des ennemis sanguinaires et/ou condescendants. Il apprendra la véritable signification du mot « tolérance », et comprendra aussi que la bonté d’un être n’est en rien définie par sa race.

Je disais en début de chronique m’être sentie un peu détachée dans un premier temps, affectivement parlant. La tendance s’est toutefois si vite inversée que j’ai refermé ce roman en larmes. La fin peut paraître terriblement injuste, mais elle n’en reste pas moins très touchante et je suis ravie d’avoir exploré Seinbeck aux côtés de Kee et de son guide Mari-Ou, de Poing de Verre (dont j’aurais aimé découvrir plus en avant les capacités et leurs origines) et de Sirval. Ravie d’avoir été témoin de chaque étape de l’intégration, de l’adaptation, d’un homme qui avait tout perdu, happé dans l’engrenage d’un conflit impitoyable. Kee a connu la fin d’une guerre pour émerger au cœur d’une autre. Une position fort peu enviable, qu’il a toutefois assumée avec brio…

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